‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 245 sur 268 · Arch. nat. LL. io4o, p · texte numérisé non relu

Arch. nat. LL. io4o, p

4. BouTARic, Actes du Parlement de Paris, t. II, p. 89, n" SgSS.

vôts d'Antony avaient à lutter pour faire respecter leurs droits. Comme nous le dirons en son lieu, ils eurent à réprimer plusieurs entreprises violentes de leurs vassaux de AVissous qui refusaient de se soumettre au paiement du droit de pressurage de la vendange de leurs vignes. Dans le courant du XllP siècle, nous trouvons les religieux de Saint- Germain occupés à traiter avec les habitants de Châtenav, vassaux du chapitre de Xotre-Dame de Paris et voisins des bois d'Antony. 11 s'agissait de réglementer les droits de pacage qu'ils avaient dans ces bois et de mettre fin à des usages que la négligence avait laissé s'implanter et qu'il n'était pas facile de détruire. Les habitants de Chastenay prétendaient, à l'encontre de l'abbé et des religieux de Saint-Germaindes-Prés, qu'ils avaient droit d'aller le premier jour du mois de mai prendre dans les bois d'Antony leur arbre de Mai et qu'il leur était permis de mettre leurs animaux en pacage dans ces mêmes bois. Cette affaire fut remise à l'arbitrage de messires G. de Yaiigrineuse, doyen de Paris, Luc de Gif ou Giffon et Melon de Corbeil, chanoines de Notre-Dame de Paris, qui décidèrent que les habitants de Chastenay devaient renoncer à leurs prétentions au sujet de l'arbre de Mai, moyennant une somme de quarante livres en monnaie monnayée que l'abbé leur donnerait pour être employée à l'utilité de la ville. Ils pourront envoyer leurs brebis paître dans la partie du bois d'Antony appelée la Chasteifjneraie, après la 8^ année depuis la coupe de ces bois ; mais pour que les fruits de cette chasteigneraie fussent préservés, les haljjtaiits de Chastenay durent s'abstenir d'y envoyer leurs troupeaux depuis la fête de l'Assomption jusqu'à la Saint-Martin d'hiver (le samedi après la fête de saint Mathieu, apôtre, de l'année 1262 '.

Malgré cette sentence, les difficultés ne tardèrent pas à se reproduire entre ces mêmes parties pour les droits de pâturage es bois de Chastenay et d'Antony entre Igny, Chatenay, Bagneux et la Boncillière. En i3o8, Pierre, abbé, et le couvent de Saint-Germain-des-Prés signèrent avec les habitants de Chastenay ime transaction par laquelle ces derniers pouvaient envoyer leurs troupeaux dans les bois d'Antony lorsqu'ils auraient la sixième feuille, moyennant un denier parisis par an payé par chaque chef de beste, laquelle somme sera portée en

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