‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 251 sur 268 · VERRIÈRES · texte numérisé non relu

VERRIÈRES

Nous renvoyons à ce que nous avons dit au début de notre étude sur Anton Y, au sujet de l'article du Polyptyque se rapportant à Verrières et aux conclusions que nous en avons tirées. La ville d'Antony paraît avoir été la première en existence ; mais celle de Verrières ne tarda pas à s'élever dans et sous la dépendance spirituelle et administrative de la première. Le Polyptyque nous permet de conclure qu'au commencement du IX® siècle elle était assez importante pour contrebalancer Antony et donner son nom à cette dépendance de l'abbaye. Dans la charte du roi Robert de 1027*, Verrières (Villa Vedarias) figure parmi les dépendances d'Antony.

Pendant une longue période de leur existence, ces deux villes ne se distinguaient guère l'une de l'autre. Placées toutes deux sous l'autorité directe du prévôt de Saint-Germain, elles étaient inséparables dans les diverses phases de leur histoire. C'est à leurs habitants réunis que l'abbé Thomas de Mauléon concéda la charte d'affranchissement de 1248, leur accordant indistinctement les mêmes exemptions et leur imposant des obligations identiques. Au XIIP siècle la paroisse de Verrières avait été séparée de celle d'Antony, car elle figure sous le nom de Vitreriis dans un pouillé du temps de saint Louis, comme étant de la présentation de l'abbé de Saint-Germain ^

La séparation des deux villes au point de vue municipal eut-elle lieu à la même époque, ou ne fut-elle que la conséquence de l'érection de la paroisse de Verrières ? ÎNous ne pourrions l'affirmer ; car ce n'est qu'au Xlll* siècle que nous pouvons constater l'existence distincte de Verrières. En i63i, les religieux de Saint-Germain obtinrent du roi l'établissement à Verrières, « beau bourg, bien bâti, dans un pays fertile «, d'un marché, le jeudi de chaque semaine, et de deux foires par an, u pourvu qu'il n'y ait ni foire ni marché ces mêmes jours à quatre lieues à la ronde » ^

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