Arch. nat. LL. loAS
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Possessions et seigneurie temporelle
En 1236, Simon, abbé de Saint-Germain, acheta à Verrières, de Guillaume de Poissv, écuyer, et d'Aalide, sa femme, pour la somme de i8o livres parisis, une redevance de 3o muids de vin et une rente de 20 sols, du consentement des seigneurs féodaux Guy de Che\reuse, chevalier, Guillaume deMésalant, écuyer, et Thibaud Chaadun \
En 1244. nous trouvons mentionné le droit de formariage. Bertrand, fds d'IIuges de Verrières, homme de corps de l'abbaye de Saint- Germain, obtient de l'abbé l'autorisation de se marier avec une serve de Wissous, en promettant que la moitié des enfants issus de ce mariage seront à Saint-Germain ". Quatre ans après, les habitants de Verrières et d'Antony obtenaient le rachat de cette servitude, ainsi que nous l'avons signalé plus haut.
La période des guerres contre les Anglais dut étendre ses désastres sur cette partie des dépendances de l'abbaye. Le moulin de Grès, qui avait jadis une réelle importance et que nous trouvons mentionné dans la charte du roi Robert sous le nom de Mlla Grès, n'échappa pas aux ravages des ennemis. Nous trouvons en effet une charte de l'année 1473, par laquelle l'abbé Robert donnait à ferme u une place de moulin où jadis cet moulin, masure et jardin, tout en frische et rugue, appelée le Molin de Grez, lui appartenant à cause de sa croce et siège abbatial, assis en la paroisse de Verrières, en nostre justice et seigneurie haulte, moyenne et basse' ».
Autrement terrible et désastreuse fut au XVP siècle la période des guerres de religion. Dans leurs courses dévastatrices, les Huguenots, en i562, mirent à sac la ville de Verrières ; la ferme, les pressoirs furent réduits en cendres, et l'église fut détruite en partie. Pour réparer ces désastres, les religieux de Saint-Germain durent vendre plusieurs de leurs reliquaires d'argent*.
Au siècle suivant le four banal de Verrières avait été aliéné dans un moment d'embarras financier par le chapitre de Saint-Germain. Ce