Id. LL. iû(J3, p
situé dans la ville de Mantes : cet immeuble était par suite soumis à la justice des religieux et formait ainsi une sorte de citadelle qui, au milieu de la cité, échappait complètement à l'action du bailli royal, puisque celte justice c( ressortissait par appel par devant le prévôt u de Paris ». Cette situation devait forcément amener des conflits. En 1028, l'abbé de Saint-Germain obtint des lettres royaux « au sujet H du trouble fait par le bailli de Mantes en la justice du dit abbé en « une maison appelée les ïournelles dépendant de la terre et sei- « gneurie de Dammartin. » Prenant prétexte de a foy et hommage « non faict et de devoirs non payés «, le bailli avait décerné une commission pour saisir l'hôtel des Tournelles. L'affaire se poursuivit longtemps encore, puisque, en 1629, nous trouvons un relief d'appel de l'abbé de Saint-Germain contre les officiers du baillage de Mantes sur cette même question ^ Quoique nous ne connaissions pas l'issue du procès, il est probable qu'elle dut être favorable aux Bénédictins, qui darent rentrer dans la jouissance de leurs droits et exemptions. Le 16 octobre 161 1, un sieur Gautier « reconnaissait et avouait « qu'une masure, jardin et cours, attenant à sa propre maison, apparu tenait à l'abbé de Saint-Germain-des-Prés comme dépendant de u l'hôtel des Tournelles '. »
Dans le reste des archives de la seigneurie de Dammartin qui nous donnent les lettres de provision accordées par les abbés de Saint-Germain pour l'office du tabellionage de cette localité et une ordonnance de police de 1670 u rendant les mesures de Dampmartin conformes « à celles de Houdan ' », nous relevons la mention d'un usage local, qu'il nous paraît intéressant de ne pas passer sous silence : c'est le droit de mets de mariage :
En 1626, un arrêt du Parlement « rendu entre les abbés et couvent « de Saint-Germain-des-Prés prenant le fait et cause de leur receveur « de la terre et seigneurie de Dammartin, d'une part, et les habitants « de Longues et hameaux dépendants de la dite terre de Dammartin « d'autre part, condamna les dits habitants au droit de mets de « mariage en premières noces seulement : qui est que, quand les