‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 47 sur 268 · Id. L. 780. BOUILLART, p. Il · texte numérisé non relu

Id. L. 780. BOUILLART, p. Il

4. Cette charte nous montre l'existence d'une taxe imposée pour le séjour des Juifs et la réception des sacrements,

L Taxe des Juifs. Nous trouvons au moyen âge des exemples de cette taxe. En 1190, Raoul de Soissons se disposait à partir pour Jérusalem. Avant de s'éloigner, il donna à l'église de Notre-Dame une rente de 6 bezants d'or, payable à la Saint- Remy et exigible pendant le séjour des Juifs à Soissons. (Aisne, Archives départementales, i5o8.) Sauvai, dans son Histoire de Paris, nous dit que la communauté des Juifs payait au roi, en 1226, !^8 livres i5 sols par quartier. (Sauvai, t. II, p. 523.)

IL — Taxe des sacrements. Suivant M. Imbart de la Tour, dès le IX° siècle, le prêtre savait tirer profit du baptême, des sacrements et des choses saintes. L'Eglise

quod piior habeat diias partes et presbyter terciam, cura de jure pertineal ad jus parrochiale et priori satisfaciat presbyter de perceptis. Insuper de duodecim denariis censualibus in eleemosinam datis, dicimus quod prior eos habeat et per se possideat sine reclamatione presbyteri et priori competenter satisfaciat j^resbyter de receptis. De tricenariis vero sic ordinamusquod prior habeat duas partes et presbyter terciam, et unusquisque desumat parlera suam. Preterea de oblationiljns in confessionibus in ecclesia factis a peregrinis vel a mulieribus pregnantibus vel a jejunantibus quadragesiraas et de sponsahbus et de sepulturis mortuorum habeat prior duas parles, et presbyter, terciara. De denariis vero confraternitatura et de gehnis sancti Bartholoraaei diciraus quod prior nichil habeat vel percipiat et in hoc dictura presbyterura duxiraus absolvendum'. »

Une dame de qualité, nomraée Julienne Britone, avait bâti une maison à Montchauvet. Elle demanda, en 1260, à l'abbé Gérard la permission d'y ériger une chapelle. Elle assurait une rente de i4 livres pour l'entretien du chapelain. On lui accorda ce qu'elle souhaitait, mais avec certaines réserves. Comme la chapelle se trouvait en la paroisse de Montchauvet, le prieur et le curé devaient se partager toutes les offrandes qui y seraient faites. Quant aux legs pieux, il fut convenu qu'ils en auraient tous les deux la moitié, et que l'autre moitié reviendrait au chapelain. Ce dernier était à la nomination de l'abbé de Saint-Germain"".

En 1496, le prieur de Montchauvet renonça aux deux tiers des mêmes dîmes et des offrandes de la paroisse, en faveur du curé.

luttait en vain pour supprimer cet abus et maintenir l'administration gratuite dos sacrements. Paroisses rurales en France du IV° au IX' siècle, par Imbart de la Tour, Paris, Alphonse Picard et fils, 1900. Sur la vente des sacrements, Capitula ann. 802 a 12. Boretius, p. loC;

Nous lisons dans Chardon (Migne, t. XX, p. 760-7G2; qu'au moyen âge on négligeait de recevoir le sacrement d'extrème-onction, parce qu'on ne le donnait qu'aux riches et que personne ne pouvait être extrémisé sans payer. En 129/i, suivant le même auteur, Guillaume le Malaire, évèque d'Angers, censura l'avarice de ses prêtres, qui demandaient les linges sur lesquels le malade était couché pendant qu'on faisait l'onction. — Nous verrons plus tard qu'on percevait deux sols à Naintré pour administrer l'extrême-onction. Souvent il est question des honoraires du baptême.

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