‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 63 sur 268 · I. Bib. nat. ms. fr. 16859, p. i · texte numérisé non relu

I. Bib. nat. ms. fr. 16859, p. i

a. Arch. départ, de Versailles, domaines nationaux, district de Mantes, n° 45.

MAMES

Quelles étaient exactement les possessions de Saint-Germain-des- Prés à Mantes? Nous ne le savons trop. Pour en avoir quelque idée, nous produirons les rares documents qui concernent cette localité.

En mai 120.8, une lettre de Renaud, évèque de Chartres, nous apprend que Manasser Mauvoisin, chevalier, a fondé pour lui et ses parents un service anniversaire dans l'église de Saint-Germain-des-Prés, moyennant 60 sols de rente annuelle à prendre sur les revenus qu'il avait à Mantes '. Pierre Mauvoisin approuve et confirme la donation de son frère aîné'.

La même année, Raoul Licoliers et Isabelle, sa femme, cèdent aux Bénédictins, pour la somme de i5 livres parisis, une maison et tous les droits qu'ils pouvaient avoir sur cet immeuble '.

Les religieux de Saint-Germain-des-Prés possédaient à Mantes deux maisons en la censive des Bénédictins de Fécamp. Ceux-ci permirent à leurs confrères de Paris de conserver ces immeubles, à la condition qu'ils en payeraient double sens (12 18)*.

En 1224, Eude, abbé de Saint-Germain-des-Prés, eut un différend avec Guérin de Montaigu, grand maître des chevaliers hospitaliers de Jérusalem, à propos de deux maisons et d'une place situées à Mantes dans la censive de ce dernier. L'affaire fut portée devant le pape Honorius III, qui nomma pour juges : Guillaume Chapelain, doyen de Chartres, et Jean de Pierrefort, chanoine de la même église. Il fut décidé que cette place et les demeurances appartiendraient à perpétuité à l'abbé et aux religieux de Saint-Germain, à la condition qu'ils serviraient une rente annuelle de 20 sols de cens au commandeur de Chartres, et que le droit de justice serait réservé au grand maître \

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