‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 65 sur 268 · PARAY · texte numérisé non relu

PARAY

Paray, dont nous voulons parler ici, est un village situé à trois lieues, au sud de Paris. Suivant Lebeuf, cette terre appartenait de temps immémorial à l'abbaye de Saint-Germain, mais il ne sait pas nous en dire la provenance, ni nous expliquer d'une manière certaine l'étymologie de ce nom. On nous permettra de mentionner les contrats relatifs à celte localité, à mesure que le temps nous les présentera.

A la prière de Hugues d'Athis, maître panelicr de France, chevalier et bailli du roi, Eude et le couvent de Saint-Germain baillent à rente pour la somme de lo sols par an, à Guillaume Maugrin, une masure située à Paray, à la condition qu'il n'en fera pas une forteresse pour nuire au voisinage (jiiin 1224) ^

En 1233, les archives de l'abbaye marquent que Jean, comte de Mâcon, et Alix, sa femme, seigneurs de Chilly, cédèrent aux religieux le tensement ou le droit qu'ils avaient de prendre à Paray 44 setiers d'avoine, 44 pains et 44 deniers parisis. Us reçvuent, en échange, une maison située à Laas, près Saint-André-des-Arcs, à Paris ; mais il fut convenu qu'elle serait chargée de 12 deniers parisis de cens envers le trésorier de Saint-Germain \

Trois ans plus tard (février i236), Guérin, dit doyen de Vissons, et Marguerite, sa sœur, vendirent au monastère de Saint-Germain, pour la somme de 6 livres i5 sols', une pièce de terre près le cimetière de Wissous. Au mois de juillet i33(), les Bénédictins achetèrent de Gui de Soisy, écuyer, et Aveline, sa femme, au prix de 1^0 livres, 20 setiers mine de froment de rente, et 4i deniers à percevoir à Paray, près

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