Rungis, canton tle Villejuif, Seine
3" Les habitants de Paray qui possédaient une charrue se voyaient astreints à 4 jours de corvées, c'est-à-dire à 2 journées pour chaque labour.
4" Soumis à la banalité, ils payaient par niuid de vin 2 setiers de mère-goutle et le tiers du pressurage.
5" Ils ne pouvaient aliéner de tenure, ni établir de commune, sans le consentement du prieur de Thiais.
6" Lorsqu'ils en étaient requis, ils devaient repousser les attaques dirigées contre la personne ou les biens de leurs seigneurs.
7° A Paray, on établissait aussi chaque année de bons et fidèles gardiens pour veiller sur les blés et sur les vignes '.
Une contestation s'éleva entre les religieux de Saint-Germain et le sieur Pierre Brulart. Celui-ci possédait une pièce de terre de 4 arpents et 1/2 entre Paray et Wissous. Il soutenait contre les Bénédictins qu'elle ne se trouvait pas dans leur censive et qu'elle était exempte de tout droit envers eux. Des lettres royaux lui donnèrent raison (5 avril i524) '•
Un domaine, qui portait le nom de Alalabry, se trouvait situé dans la censive de la mense abbatiale de Saint-Germain-des-Prés. Messire Nicolas Lejay, premier président du Parlement de Paris, qui avait acquis cette terre, la fit ériger en fief par monsieur le duc de Verneuil, alors abbé commendalaire du célèbre monastère bénédictin. Elle comprenait une maison, un jardin et un clos, le tout contenant 100 arpents. 11 avait la faculté de faire bâtir un chàleau avec des fossés et de joindre à sa propriété deux cents arpents de terre. Le premier président, Lejay, et ses successeurs, étaient tenus de rendre foi et hommage aux religieux de Saint-Germain, mais ils ne devaient payer pour les droits de mutation que 2 paons ou paonnesses, et de plus ils se voyaient exemptés de toutes redevances censuelles. Le duc de Verneuil accorda encore d'autres privilèges à Nicolas Lejay. 11 lui concéda moyenne et basse justice dans son domaine, un droit de chasse dans l'étendue de Paray, un banc dans l'église, des droits honorifiques après les seigneurs de l'endroit, comme la préséance à l'offrande et dans les processions, la présentation du pain bénit, un caveau spécial pour la sépulture.