‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 72 sur 268 · Id. S · texte numérisé non relu

Id. S

Enfin, pour décorer le nouveau fief, il l'autorisa à planter des ormes sur les routes de Paray à Yilleneuve-le-Roi et à Mons, à établir des avenues dans d'autres lieux de son territoire, et à percevoir les fruits provenant des arbres. Ces faveurs ne furent point contestées au premier président du Parlement de Paris. Son héritier, Alexandre-Guillaume Lejay, abbé commendataire de Cherbourg et seigneur de Saintry près Corbeil, en jouit aussi longtemps sans être troublé. Enfin, les fermiers de la seigneurie de Paray prétendirent avoir le droit de cueillir les noix que les noyers produisaient, de faire émonder les ormes pour profiter des branches. Messire Alexandre Lejay leur intenta un procès et les fit condamner, le lo décembre i683, à lui payer la somme de 1200 li\Tes pour tous les préjudices qu'ils lui avaient causés dans l'espace de 13 années. Les fermiers, Boucher et sa femme, n'approuvèrent point cette sentence et formulèrent un appel devant une juridiction supérieure. Le sieur Pellisson intervint et porta l'affaire devant le grand conseil. II demandait qu'on annulât les concessions excessives qu'avait faites le duc de Verneuil. On transigea. Messire Lejay renonça aux privilèges de moyenne et basse justice, de chasse, et de droits honorifiques à l'église. Son fief demeurait déchargé de toutes redevances pour le passé ; mais, à l'avenir, il devait payer les lods et ventes et les autres coutumes. Le duc de Verneuil ne pouvait, disait-on, l'aborner à deux oiseaux de niille valeur, ni démembrer la justice qui appartenait à l'abbaye. 11 fut reconnu que le prélat des Bénédictins de Saint-Germain, comme haut justicier de Paray, possédait seul les arbres qui se trouvaient sur les routes. Cependant on permit à Alexandre Lejay d'en couper deux cinquantes pieds ; c'était un dédommagement qu'on lui offrait '.

Seigneurie spirituelle

>ûus connaissons peu de chose de l'église de Paray. >"ous savons seulement qu'elle était sous l'invocation de saint Vincent, martyr d'Espagne, et que l'évêque de Sebastianople (?) en fit la dédicace, en 16A9. L'abbé Lebeuf nous en donne une brève description et nous la repré-

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