Lebeuf, t. I, p. bg
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de Saint-Maur tentèrent de faire cojisacrer ce qu'ils considéraient comme leurs droits. Dans un acte de 17^9, Dom Placide Roussel, prieur, et les religieux de Saint-Germain-dcs-Prés qui ont soin denumérer leurs qualités de patrons, fondateurs, présentateurs, curés primitifs, décimateurs universels de l'église d'Epinay-sur-Orge , baillent à ferme pour 9 années à messire François Collemard, prêtre, vicaire perpétuel de cette paroisse, toutes les dîmes grosses et menues S pour le prix de 280 livres par année, avec la condition que, pendant la durée du bail, les religieux seraient dispensés de payer la portion congrue audit vicaire".
Mais cette revendication, que tout nous porte à croire fondée, n'eut pas raison de la résistance opposée par les curés d'Epinay qui, se fondant sur les pouillés diocésains, forcèrent les Bénédictins à capituler et à renoncer à leurs prétentions sur le patronage de cette église, qui releva définitivement de l'archevêque de Paris.
Pour compléter ce que nous avons dit déjà de l'importance immobilière de cette circonscription et des revenus qu'en retirait l'abbaye, nous allons transcrire les indications suivantes, extraites des déclarations de revenus faites en 1790 par les religieux :
M Les dixmes d'Epinay-sur-Orge et dépendances, à la réserve de 33 arpens et demi, appartenant au seigneur d'Epinay, les dites dixmes, à raison de 4 gerbes par arpent de terre labourable et de 1 2 pintes de vin par arpent de vigne, sont louées au sieur Girardeau par bail au prix annuel de 600 livres, et 3oo livres en passant le bail, ce qui fait 33 livres 6 sols 8 deniers. Le fermier devait payer le gros du curé, qui était estimé à 828 livres et qui se composait de 3 muids de froment, I muid 1/2 de blé méteil, 2 muids de vin et 80 livres en argent^.
Au commencement du XVP siècle, la paroisse que nous avons trouvée jusqu'alors désignée sous le titre de Saint-Germain-d'Epinay, est placée sous le patronage de saint Leu et de saint Gilles. D'après une note fournie, en 1790, par M" Angoullian, curé d'Epinay, au vicaire général de l'archevêque, ce changement aurait eu lieu à l'occasion du
I. « ... le droit dedixme se perçoit à raison, pour les grains, de 4 gerbes par arpent, et pour le vin, de 4 pinctes, mesure d'Epinay qui est la mesme que celle de Saint- Denis de France... »