‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 100 sur 168 · Arch. nat. LL. 1026, p. 2a · texte numérisé non relu

Arch. nat. LL. 1026, p. 2a

trois époques différentes et en trois portions égales (23 septembre i45a) *.

L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés entretenait à Gilly trois religieux pour vaquer à l’office divin, ad divinum cultum excolendum. En cédant cette seigneurie au monastère de Cîteaux, elle exigea que cette bonne tradition serait maintenue.

Le pape Calixte III gémissait de voir les querelles se perpétuer entre les Cisterciens et les Bénédictins à propos du payement de la rente de 4oo livres. Il chargea l’évêque de Chalons, l’abbé de Sainte-Geneviève et le doyen de la chapelle du duc de Bourgogne, à Dijon, d’annuler le traité ratifié par Boniface VIII, le 7 janvier i455\

Cette volonté pontificale ne semble pas s’être réalisée, puisqu’en 1459, Hervé, abbé de Saint-Germain, atteste que les religieux de Cîteaux ont payé 4oo livres petits tournois, pour la rente de Gilly1 2 3 4 5.

Les Cisterciens se libérèrent de cette redevance en cédant aux Bénédictins, en 1496, Cordoux* et Courthomer6, et trois ans plus tard, Yilluis avec leurs dépendances B.

L’église de Gilly, en latin Gilliacus, Gilleiam, était sous le vocable de Saint-Germain. Si l’abbé de Cîteaux avait le patronat de cette paroisse, nous devons en conclure que les Bénédictins en jouissaient antérieurement 7.

Joseph de Yernou (de Yernoto) avait été prieur de Gilly. Tous les ans, le 4 février ou le 2 des nones du même mois, on payait lx sols pour son anniversaire.

Le 27 novembre ou le Y des calendes de décembre de chaque année, on célébrait l’anniversaire d’Etienne de Gilly. Leprieur de ce lieu devait payer, à cet effet, lx sols aux jours Saint-Yincent et Saint-Germain au mois de mai 8.

On lit dans le dénombrement de i384 :

Item, nous, abbé, dessus nommé 9, prenons chascun an sur l’église

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