‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 99 sur 168 · Id. LL. 102G, p. 228, Bouillart · texte numérisé non relu

Id. LL. 102G, p. 228, Bouillart

voulussent un jour rentrer en possession de Gilly, leur firent remise de sept mille livres qu’ils leur avaient prêtées quelque temps auparavant, mais à condition qu’ils rendraient cette somme, s’ils redemandaient Gilly (18 avril i3oi)\

Les Cisterciens cessèrent, en i36o, d’acquitter la rente de 4oo livres qu’ils avaient promis de donner à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Les Bénédictins s’adressèrent au prévôt de Paris pour obtenir le payement de cette dette. Celui-ci donna des lettres à un sergent qui se transporta à Cîteaux avec le procureur de Saint-Germain. L’officier de justice expliqua à l’abbé et à la communauté le but de son voyage. Les Cisterciens reconnurent leurs obligations, mais déclarèrent qu’ils n’avaient pas d’argent pour y faire face. Le sergent répondit qu’il allait mettre le procureur de Saint-Germain en possession du temporel de leur monastère, en attendant que la somme qu’on réclamait fût acquittée. Troublés par cette menace, ils demandèrent quelque répit pour délibérer. Après mûre réflexion, ils abandonnèrent aux Bénédictins, jusqu’à concurrence de 4oo livres, les fruits et revenus de leur villa de Courcelles-aux-Bois1 2 et de leur grange.

Les années suivantes, les religieux de Cîteaux négligèrent encore de solder leur redevance. L’abbaye de Saint-Germain leur réclama trois annuités, et le ier août 1 363, le parlement fit droit à sa demande3.

A partir de cette époque, les religieux de Cîteaux payèrent régulièrement ce qu’ils devaient aux Bénédictins, jusqu’en i4a4- Les troubles de la guerre les ayant empêchés de percevoir les revenus des terres qu’ils avaient en Anjou et en Poitou, ils ne pouvaient plus fournir de monnaie de tournois. Le i8mars 1427, le parlement décida qu’ils donneraient chaque année aux religieux de Saint-Germain 3oo livres parisis. Trouvant ce mode de payement avantageux, les Cisterciens le continuèrent sans raison après la conclusion de la paix. Les Bénédictins ne s’en contentèrent pas et réclamèrent des dommages-intérêts depuis i436 jusqu’au ier avril i45o. Le parlement intervint de nouveau, jugea qu’ils avaient souffert un préjudice réel et leur accorda une indemnité de 1.400 écus d’or que devaient leur payer les Cisterciens, à

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