‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 102 sur 168 · Donation de 10U · texte numérisé non relu

Donation de 10U

A — Original perdu.

B — Copie du XII' siècle, cartulaire -f -f + de Saint-Germain-des-Prés, Arch. nat. LL. 1024, fol. 4g

G — Copie d’A. Du Chesne. Bibl. nat., coll. Du Chesne, vol. 80, fol. 3 1 , d’après B. D — Copie du XIII' siècle, cartulaire de Cîteaux, fol. io3v°, Arch. dép. de la Côted’Or.

a. Du Chesne, Hist. des ducs de Bourgogne, pr., p. 8, d’après B.

b. (Fragment) Du Chesne, Hist. généal. de la maison de Vergy, pr., p. go,

d’après B.

c. Bouillart, Hist. de l’abbaye de Saint -Germain- des -Prés, pr., p. 27,

d’après B.

d. Bec. des Hist. de France, t. XI, p. 609, d’après C.

e. Petit, Hist. des ducs de Bourgogne, t. I, p. Sgi.

Indiq. : Bréquigny, Table des diplômes, t. II, p. 3o.

E — Soehné, iGr fascicule de la bibliothèque des Hautes Études (actes d’Henri I"). Champion, 5, quai Malaquais, Paris.

Le duc l’écouta favorablement, et du consentement de son épouse, Alis, et de Jean, son fils, il renonça à ses prétendus droits, que ses gens ne purent désormais revendiquer. Après avoir confirmé la donation de Villebichot, il permit aux Bénédictins d’y faire exercer la justice et d’y avoir un maire. Les habitant d’Argilly pouvaient s’adresser à cet officier s’ils avaient un grief à formuler contre les hommes de Villebichot *.

Suivant Courtépée, les moines qui apportèrent d’Espagne les reliques des saints martyrs de Courdoue, Georges, Aurèle et Natalitia, traversèrent la Bourgogne et déposèrent à Argilly leur précieux trésor. Humbridus, qualifié de marquis de Gothie, le reçut avec joie (858).

Dans une charte datée de 1252, Thomas, abbé de Saint-Germaindes-Prés, exprime sa reconnaissance envers Etienne, prieur de Gilly. Par son activité et son zèle, il avait étendu ses possessions de Bourgogne et défendu les intérêts temporels que son monastère avait dans ce pays. Il méritait donc qu’on instituât en sa mémoire un anniversaire solennel qui serait célébré chaque année en l’église abbatiale, le jour de la fête de saint Vincent. Pour parer aux frais de cette cérémonie, le prélat établit une rente de 60 sols sur le moulin de Villebichot, que le défunt avait lui-même fait construire1 2.

En 1295, Joffroy, prieur de Gilly, accorda au monastère de Cîteaux 18 sées, ou fauchées de pré, dans un lieu nommé le Marz de Vilerbychet (Villebichot) 3 4. Les Cisterciens s’engagèrent à payer deux deniers de rente par fauchée. Il fut convenu que tout défrichement nouveau pratiqué dans cet endroit serait à l’avantage des Bénédictins \

Dom Bouillart nous parle d’une troisième dépendance de Saint- Germain-des-Prés dans le diocèse d’Autun, qu’il appelle Marry. Peut-on l’identifier avec Marey, annexe de Fussey, canton de Nuits ? Nous lisons dans la description du duché de Bourgogne, par Courtépée, qu’il y avait là jadis une grange pour former la dot d’un religieux.

Villebichot et Marey étaient des possessions de Gilly ; elles furent également cédées aux Cisterciens. L’église de Villebichot était dédiée à la sainte Vierge.

1. Arch. nat. LL. 1026, p. 22 4; LL. 1029, p. 67-69; LL. 1024, p. 5o.

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