‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 103 sur 168 · BRÉTIGNY · texte numérisé non relu

BRÉTIGNY

(Commune de Sainte-Thorette, canton de Méhun-sur-Yèvre, arrondissement de Bourges, Cher).

Nous savons déjà que Brétigny ou Saint-Martin-le-Noir est une des possessions que Gammon donna à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. On en fit le siège d’un prieuré, comme nous le verrons dans plusieurs circonstances. En 1206, Renaud du Pont, chevalier, légua en mourant à l’église de Brétigny, pour le bien de son âme et celles de ses parents, une rente perpétuelle de six setiers de grain, moitié froment, moitié orge, à percevoir in suo terragio, en son domaine de Limais (peut-être Limeux ?), à la Saint-Michel. 11 demandait, en retour, aux religieux qu’on y célébrât chaque année son anniversaire. Guillaume de Donjeon, archevêque de Bourges et primat d’Aquitaine, confirma cette donation qu’Agnès, veuve du défunt, et son fils Guillaume avaient ratifiée *.

Dans une charte de la même époque, Odon, seigneur de Balny, atteste l’existence du même legs \

Une bulle d’Honorius III, datée de l’année 1217 et adressée à l’abbé et au convent de Saint-Germain-des-Prés, approuva la fondation que Renaud du Pont, chevalier, avait faite en faveur de leur maison de Brétigny1 * 3.

Un acte du mois de septembre 1222, constate que le prieur de Brétigny paya à Jeoffroy Legautier et à Bonne, sa femme, trente et une livres qu’il leur devait. Les créanciers, après leur avoir donné quittance, observent que ce religieux est libéré de toute charge envers eux, excepté de 10 setiers de blé, moitié seigle, moitié froment, qu’il leur fournira à la prochaine moisson 4.

Le prieuré de Brétigny fut l’objet, dans la suite, de plusieurs libéra-

1. Arch. nat. L. 766, n“ 3g; LL. 1026, p. 237 ; LL. 1029, p. 70.

j. Id. LL. 1027, p. i52.

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