‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 105 sur 168 · Id. LL. 1026, p. a · texte numérisé non relu

Id. LL. 1026, p. a

en laquelle nous avons envoiet de nouvel un prieur, à la requeste de monseigneur de Bourbon. Laquelle prioré a esté toute destruite par les guerres, les terres en frische de lonc temps, les rentes non paiées et nous fault audit prieur faire, chascune an, x livres de pension, pour aider à recouvrer les possessions et revenues dudit prioré, pour faire le divin service audit lieu, afin qu’il reçoyve les rentes et dismes dudit prioré, et tout par l’ordre de Monseigneur Berry, liqueulx li a promis à faire des biens grant quantité*.

Le prieuré de Saint-Martin de Brétigny avait été uni à la mense conventuelle et, pour ce motif, les religieux de Saint-Germain se virent exonérés d’une taxe de 60 sols qui grevait cette dépendance (i568)1 2.

Les baux de i6a3 et de 1 633 portent que les revenus du prieuré de Brétigny s’élevaient à 18 livres3 4.

En i644, un fermier prit à bail, pour 9 ans, toutes les appartenances de ce même prieuré, moyennant une rente annuelle de 3o livres. Il s’engageait en outre à payer les décimes ordinaires et extraordinaires, et à faire dire deux messes par an dans la chapelle, aux jours et fêtes de saint Martin. Il lui fut permis d’établir à ses dépens une cloison entre le chœur et la nef de ce sanctuaire, afin qu’il pût engranger ses bleds dans cette dernière partie \

Le 11 février 1739, le domaine de Brétigny comprenait 24 arpents de terres labourables, 10 ou 11 arpents de bois taillis, une chapelle et une maison, dont la cour, le jardin et les pâturages contenaient cinq arpents 5.

Les Bénédictins de Saint-Germain-des-Prés avaient depuis un assez long temps affermé le tout aux religieux de Saint-Sulpice de Bourges* au prix de 3o livres par an, somme qui fut réduite à 25, en 1715. Les preneurs devaient faire toutes les réparations et acquitter toutes les charges. Sous prétexte que les décimes qu’on leur demandait étaient excessives, ils se refusèrent bientôt à solder le prix convenu et les arrérages atteignirent le chiffre de i4o livres. Pour éviter un procès et de plus graves difficultés, les religieux de Saint-Germain résolurent de céder à perpétuité à leurs confrères de Saint-Sulpice de Bourges le

1. Arch. nat., L. 760, n° ag, Saint-Germain au XIV' siecle, p. 3a.

a. Arch. nat. G8*, fol. 60'0.

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