Id. LL. 1027, p
lités que nous nous plaisons à enregistrer. Pierre Coralli, chevalier, avait donné en aumône à ce monastère :
i° La terre de Vigneaux 1 ;
2° Le pré de Saint-Martin 2 ;
3° Un selier de seigle à prendre annuellement sur la dîme de Sebleignes et des droits de cens à percevoir sur ce même lieu.
Robert, son fils, ratifia tout ce qui avait été fait et renonça aux prétentions qu’il pouvait avoir sur les dépendances des Bénédictins à Brétigny (novembre I22Ô)3.
Au mois de mars 1269, Robert II, comte d’Artois, et son épouse, Amicie, dame de Conciles et de Mehun-sur-Yèvre, accordèrent au prieur de Brétigny la permission de faire tenir dans cette localité deux foires par an : l’une à la Saint-Martin d’hiver, et l’autre à la Saint-Martin d’été. S’ils se réservaient pour eux et pour leurs descendants toute justice dans ces assemblées, le tiers des revenus et la moitié des amendes qui en provenaient, ils concédaient tout le reste aux religieux de Saint- Germain 4.
Ceux-ci avaient des relations avec le monastère d’Olivet5 6. Le frère Henri, prieur de Brétigny, avait un différend avec l’abbé de cette communauté. Hugues Ai, qui gouvernait à cette époque le convent de Saint-Germain-des-Prés, intervint et mit fin à cette contestation en conciliant les intérêts des deux parties (1220) 9.
Au mois d’avril 1270, une transaction vint affermir 'cet accord. Frère Raoul, cistercien de Notre-Dame d’Olivet, et sa communauté cédèrent aux Bénédictins une pièce de vigne tenant aux possessions que ces derniers avaient au territoire de Chanvres, sur la route de Brétigny (apud Manzeyum), et en reçurent en échange une autre, appelée le clos de Brétigny ( 1 384) 7-
Nous lisons dans le dénombrement de 1 384 :
Item, en Berry, il y a une autre prioré, nommé Brétigny-le-Noir, près de Meung-sur-Evre, en la jurisdiction de monseigneur de Berry,
1. Commune de Saint-Laurent, canton de Méhun-sur-Yèvre (Cher).