‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 11 sur 168 · V. — Obligations précuniaires · texte numérisé non relu

V. — Obligations précuniaires

A l’occasion de l’investiture féodale, le vassal devait à son seigneur une espèce de cens, qui fut d’abord payé en nature. Il fournissait tantôt une paire de gants, une lance, un éperon de fer, tantôt, des éperons d’or, une coupe d’or, un cheval, communément appelé roncin de service.

a) RelieJ, Rachat

A la fin du XIIIe siècle, cette contribution fut remplacée par une somme d’argent, connue sous le nom d’esporle ( sportula ) dans le sud-ouest de la France1 2 3 4, sous le nom à'acapte ou arrière-acapte dans le Languedoc, et relief ou rachat dans la France du nord3. Elle se payait alors à chaque changement de vassal. Les droits de mutations variaient suivant les contrées et les liens de parenté. Peu considérables dans le midi, ils deviennent une véritable charge dans le nord. Dans le Poitou et dans la coutume de Paris, le droit de relief était fixé à une année de revenu du fief. Quand l'héritier du vassal était un collatéral, un parent éloigné, le seigneur exigeait, à titre de relief, une somme importante. Souvent le rachat était fixé par des experts. En Anjou, il n’était dû, en cas de transmission héréditaire, qu’au delà du degré de cousin germain. Les aparageurs ne payaient le relief qu’après le 4e degré de parenté *.

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