‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 36 sur 168 · SAINT-VINCENT DE NAINTRÉ · texte numérisé non relu

SAINT-VINCENT DE NAINTRÉ

Possessions territoriales

Le nom de Naintré a subi plusieurs modifications orthographiques à travers les âges. Redet nous en donne un aperçu dans son dictionnaire topographique de la Vienne. On trouve en latin :

IXe siècle, Nintriacus et Nantriacus ; — XIIe siècle, Nantriacus ; — XIIIe siècle, Nentreyus.

En français :

XIIe siècle, Neentrec ; — XIVe siècle, Nentré, Nantré ; — XVe siècle, Neytré, Netre, Naytré ; — XVIIIe siècle, Nintré et Naintré.

Les plus anciens documents relatifs à Naintré sont deux actes de Charles le Chauve, qui, à première vue, nous paraissent contradictoires. Par le premier, daté de la veille des nones du mois d’août, la VIIIe année de son règne, c’est-à-dire le 4 août 847,. le glorieux empereur donne à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés une villa située à Naintré, dans le pays du Poitou1.

Dans le second, il proclame qu’il restitue à Enée, évêque de Paris, et à son église une villa au même territoire2 (868, 18 avril).

S’agit-il d’une même propriété ? On le croirait, en considérant les termes des donations, presque en tout identiques.

En 847, Charles le Chauve s’exprime ainsi qu’il suit :

... Est autem hec villa, scilicet Nantriacus, in pago pictaviensi sita, quam concessimus perpetuo illis (fratribus Sancti Vincentii et Sancte Crucis)

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