‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 56 sur 168 · Arch. nat., S · texte numérisé non relu

Arch. nat., S

Le 3 juillet (1480), messire Mathieu Ricliart déclara aux commissaires des francs fiefs à Châtellerault que le prieur de Naintré n’avait rien acquis depuis 60 ans, sinon 5 sols de rente donnés par Robin Jorre (?), à la charge de dire deux messes *.

On se départit sans doute de cette régularité et de cet empressement à se conformer aux prescriptions légales, car le 28 may (i494)> les commissaires des francs fiefs et nouveaux acquetz saisirent le temporel du prieuré et condamnèrent le titulaire à payer au roy cent livres tournois. Maurice Challot, sergent royal, signifia que Thomas Bergier, Jehan Chasteau, Guillemyn d’Availle et Loys Levreau administreraient le domaine de Saint-Vincent-de-Naintré, jusqu’à l’entier paiement de l’amende \ Jehan de Puigiraud fut aussi accusé d’avoir empiété sur les droits d’autrui. Le 2 décembre (1481) une complainte judiciaire fut formulée et des conclusions prises, par Maurice Claveurier, au nom de la commune, du maire et des eschevins de Poictiers contre le prieur de Naintré, contre frère Jehan Chuppin ou Clioppin, Mathurin Douer, Perrin Ducas, Mathurin Moricet, Guillaume Frugiers et autres habitants de Naintré. Ils avaient troublé cette ville dans la paisible possession de la dixmerie qu’elle avait en ce lieu, en y prenant une grande quantité de gerbes de blés et en percevant des vendanges auxquelles ils ne pouvaient prétendre1 2 3 4 5.

Un siècle plus tard, le roi consola les religieux de Saint-Germain-des- Prés de toutes ces tracasseries. Il manda à Pierre Molan, trésorier de son épargne, et à Raoul Olier, receveur général de ses loys, au département d’Orléans, Poictou, Xaintonge, Angoulmois et Châtellerault, de leur paier et délivrer comptant cent escuz soleil sur les deniers provenant des ventes de boys faites ou à faire dans ses forêts du Châtelleraudais. Sa Majesté se plaisait ainsi à leur témoigner une bienveillance spéciale (i3 avril i583) *.

Une sentence des requêtes, rendue le 3 février 1587, condamna Jehan Fouquet à laisser pour messieurs les religieux de Saint-Germains trois boisselées de terre assises à la Barre de Naintré s.

Quand le prieuré de Saint-Vincent de Naintré fut-il uni à la mense de

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