‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 76 sur 168 · Bibl. de Poitiers. D. Fonteheau, t. XI, p. ig · texte numérisé non relu

Bibl. de Poitiers. D. Fonteheau, t. XI, p. ig

De i45o à 1700, l’église de Saint-Jean semble avoir eu pour revenu 67 livres d’argent, 36 boisseaux de froment, 26 boisseaux de seigle, 3 poulies et 3 chapons.

Le 7 novembre i483, Jehan de Puygiraut et le curé de Ghâteauneuf passèrent un accord. Comme le prieur réclamait la moitié des offrandes, et la moitié des lits des nobles qui décédaient en sa paroisse, le curé consentit à lui payer pour tous ces droits 7 livres tournois, chaque année. Le prieur de Naintré devait célébrer ou faire célébrer une messe matinale à l’église de Châteauneuf. Le curé voulut bien accepter cette charge à condition qu’il ne payerait que 3 livres par an *. Nous signalerons tout d’abord les donations faites à l’église Saint-Jean l’Evangéliste et aux Bénédictins qui en conservèrent dorénavant le patronage.

En 1184, Guillaume, vicomte de Châtellerault, accorda en aumône aux religieux de Saint-Germain-des-Prés, pour le rachat de son âme et celles de ses prédécesseurs, la maison de Bernard, dit l’artisan (fabrî), située à Châteauneuf. Exempte de tout service, elle ne payait qu’un cens annuel de douze deniers. Le monastère de Saint-Germain ne devait en avoir la jouissance qu’après la mort d’un clerc, nommé Jehan. Ce bienfait reçut l’approbation de Clémence, épouse de Guillaume, de son fils Hugues et de sa fille Aénor. Lui-même en demande l’exécution et menace de la colère de Dieu et d’une amende de mille marcs d’or envers le trésor royal ceux qui y mettraient obstacle. Jehan, le clerc mentionné dans cet acte, usufruitier de la demeure en question, vint ajouter à ces faveurs, en promettant de léguer à l’abbaye parisienne la moitié de tous ses biens non patrimoniaux.

Une déclaration faite au roi, en 1724, détermine comme il suit les biens et les revenus de la cure Saint-Jean l’Evangéliste :

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