‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 81 sur 168 · Bassac, dép. de la Charente, arr. de Cognac · texte numérisé non relu

Bassac, dép. de la Charente, arr. de Cognac

Le premier seigneur de Jonzac, que l’on entend nommer, est Guillaume de la Rochandry ; il vivait à la fin du XIe et au commencement du XIIe siècle. Entre Réaux et Jonzac s’étend une vaste plaine, traversée par l’ancienne voie romaine d’Ebéon à Blaye, et dont une partie, aujourd’hui encore, est à l’état de lande. Le 2 juillet 1124, Guillaume de la Roche en abandonna la plus grande partie aux moines de l’abbaye de la Couronne *, que Lambert, l’ancien prieur des religieux de Saint-Jean-de-la-Palud, avait fondée deux ans auparavant. Ces terres ne furent point, suivant l’usage du temps, abandonnées en franche aumône, c’est-à-dire avec exemption de toute redevance ; le donateur, sa vie durant, se réservait la moitié des récoltes. Ce Guillaume de la Roche avait pour épouse Hélie Brun, dont une sœur, nommée Marie, avait épousé Gardrade le jeune, fils de Barbotin le Vieux*.

Ce même Guillaume de la Roche abandonna les droits qu’il s’était précédemment réservés sur la culture de la Grandvaux. A cet acte étaient présents : Hélie Brun, sa fille Pétronille et ses deux neveux, Guillaume et Armand Gardrade, ce qui prouve qu’à cette époque le seigneur de Jonzac n’avait pas de descendants mâles. Il laissa cependant un héritier de son nom, puisqu’en 1 1 55, un Guillaume de la Roche engage à l’abbaye de la Couronne, pour une somme de cent sous angoamoisins, sa culture du gué de Romas ; il était alors célibataire et prévoit comme condition résolutoire le cas où il laisserait des enfants nés en légitime mariage \

Ce même Guillaume II de la Roche consent, l’année suivante, au don fait par son vassal, Guillaume de la Brie, à l’abbaye de la Couronne. Ce fut ce dernier qui tint sur les fonts du baptême un de ses fils qui mourut à la fleur de l’âge, vers 1180. Atteint d’une maladie mortelle, il se fit revêtir de l’habit monacal et demanda à être enterré dans l’église de Sainte-Marie de la Couronne. Son père voulut qu’une lampe fut perpétuellement entretenue dans l’église abbatiale pour obtenir le repos de son âme. Guillaume II de la Roche mourut vers 1182. Au temps de Foulques, abbé de Saint-Germain-des-Prés, qui vivait de 1182-92, Guillaume III delà Pioche fut reçu à faire l’aveu de Jonzac, au lieu et place de son père, qui avait négligé cette formalité1 2 3 4. On ne

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