Hautes-Pyrénées
g) Pénalités
Il y avait plusieurs pénalités.
L’amende sèche consistait à baiser la terre devant quelques personnes et à demander pardon à Dieu.
Pour l’amende in fig uris, l’exécuteur conduisait le coupable en chemise, pieds nus, tête nue, une corde au cou, un fagot sur les épaules, une torche à la main, devant la porte de l’église et l’obligeait de demander pardon à Dieu, au Roi et à la justice.
Parfois, le coupable était condamné à être attaché avec des chaînes et un carcan au pilori, portant les armes du seigneur b
On le promenait aussi souvent à coups de fouets, à travers les rues.
La femme adultère était fouettée.
Le condamné était banni, dépouillé d’une partie ou de la totalité de ses biens, au profit du seigneur, incarcéré pour un temps plus ou moins long, excommunié. Sa maison était réduite en cendre, rasée.
Quand il s’agissait d’un crime capital, le délinquant était puni de mort. S’il ne pouvait être saisi, appréhendé, on l’exécutait in figaris, on suspendait au gibet son image faite en cire 2.