‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-PrésChapitre 8 sur 168 · Id., I, p · texte numérisé non relu

Id., I, p

3. De Lagrèze, op. cil., p. a84. Dépendances de Saint-Germain-des-Prés , t, I, p. 3So ; t. II, p. 272.

4- J.-M. Pardessus, Essai sur l’organisation judiciaire, etc., depuis Hugues Capet jusqu'à Louis XII, V, in-8, Paris, Auguste Durand, i85i.

en croix. En 775, l’évêque de Paris et l’abbé de Saint-Denis se disputaient la propriété d’un monastère. Le prélat perdit sa cause parce que l’homme qu’il avait mis en sa place n’avait pu tenir les bras levés et immobiles aussi longtemps que le représentant de l’abbé*.

e) Preuves par témoins

On finit par substituer au duel judiciaire la preuve par témoins, par titres devant des arbitres. Les parties les choisissaient parmi les hommes les plus honorables du pays. Après avoir entendu et pesé les dits et contredits, ils décidaient suivant le bon sens et l’équité. Avant de prononcer la sentence, ayant sous les yeux le livre des quatre évangiles, ils faisaient, avec le plus grand respect, le signe de la croix, en disant : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. » Cette manière déjuger prit naissance au XIIe siècle et se continua pendant trois siècles, concurremment avec le jugement par les légistes ou les cours de justice1 2.

Le jugement de Dieu, qui était sans appel, subsista encore longtemps après saint Louis, qui avait essayé de l’abolir.

f) Lieux où se tenait la justice

Dans les temps anciens, les pauvres déposaient leurs plaintes aux pieds des juges, aux portes des villes et des temples.

Lorsque le comte, le seigneur avait à se prononcer sur une affaire grave, il appelait les parties dans une salle de son château.

A Bagnères-de-Bigorre 3, les audiences se tenaient sous le porche de l’église Saint-Vincent (Document 1286).

Les abbés tenaient leur cour dans leurs cloîtres.

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