KOMMANDANTUR ALOST
VILLE DE NINOVE, VILLAGES DE MEERBEKE, OKEGEM, DENDEELEEUW
Les chomeurs doivent se trouver lundi, 16 octobre, k 10 heures du matin, & 1’Fcole des pupilles d’Alost, munis de :
1 casquette;
1 cravate;
2 chemises;
2 paires de bas;
Souliers ou bottes;
2 caleQons;
2 flanelles;
1 impermeable;
1 paire de gants en drap;
1 paire de draps de lit;
1 couverture ;
1 casserole pour manger;
Couteau, cuiller, fourchette;
De 1’ argent, s’ils en ont.
Les chomeurs qui ne seront pas k 1’beure fix£e par la Kommandantur seront punis d’un emprisonnement de trois ans ou de 10.000 marks d’amende ou des deux peines reunies.
La Kommandantur d’Alost.
Remarquerla formule modifi6e ici : « De l’argent, s’ils en ont ». Le temoin qui communique la piece ajoute :
« Les bourgmestres ont averti la Kommandantur que les ch6meurs sont dans Timpossibilite de se procurer des impermeables, meme-au prix de 200 francs. »
A Lokeren ( Flandre orientate').
Formule de convocation des deport^s (Inddpendance beige, 15 novembre 1916) :
Lfd. N® .
. . . , est somme de se trouver le novembre 191 6,
Le nomme . .
EXECUTION DE l’aRRETE DU 3 OCTOBRE 1916 31
4 11 heures du matin, a la gare de , , et de se tenir
pr£t 4 partir directement pour son travail,
Dans le cas oh vous ne vous rendriez pas au present ordre, vous serez requis de force, et, par surcroit, puni suivant Fordonnance du Generalquarliermeister du 3 octobre 1916.
Lokeren, 2 novembre 1915.
Der Stellvr. Etappenkommandant Jenisch, major.
Region de Tournai ( Province du Hainctuf).
« Au debut d’octobre, toutes les communes de Farrondissement de Tournai (zone des etapes) regurent Fordre de presenter leurliste de chomeurs. Elies refuserent.
« L’autorrte occupante reclama alors aux bourgmestres la liste 6lectorale : les Allemands employ&rent cette derniere conjointement avec la liste des personnes en age militaire controlees par le Meldeamt, pour requisitionner tous les travailleurs d’age militaire, chomeurs ou non. Les personnes ainsi convoquees sont conduites soit au champ deviation en construction k Ramegnies-Chin, soit k un autre endroit ou des travaux militaires sont entrepris.
« Les prisonniers qui refusent le travail — c’est la generality — sont places en surveillance dans des camps. Les communes ou ces camps sont situes sont contraintes, par les autorites militaires, de fournir le necessaire pour le ravitaillement des prisonniers, ravitaillement qui a consiste, jusqu’ici, uniquement en une ration de pain, » ( Renseignements de la fin d’ octobre 1916.)
Autre relation beige (octobre 1916) :
L’autorite militaire (6e armee) a commence des le 3 octobre k reclamer des autorites communales la liste des chomeurs pour executer divers travaux et notamment pour etablir un champ d ’aviation. Les autorites communales ont partout refuse de donner la liste. La Ville de Tournai a alors 6te condamnee k une amende de 200.000 marks, plus une amende par jour de retard (1), jusqu’4 ce qu’elle ait livre la liste. Un echevin et trois conseillers communaux ont ete deportes en Allemagne. La liste n'a pas ete livree et ne le sera pas.
L’ autorite allemande a alors saisi les hommes au hasard dans les rues, dans les marches, sur les routes, etc. D’autre part, elle a oblige les admi-
(1) Voir chapitre XIV le texte de la resolution derefus du Conseil commu nal de Tournai et de la r£ponse de Tautorite militaire allemande.
LES DEPORTATIONS BELOES
nistrations communales k placarder des affiches, toujours con^ues A pen pres dans les memes termes. A titre d’exemple, celle d’ Antoing (4). Aucun ouvrier ne s’est presente.
On a alors convoque k l’aide de la liste du Meldeamt ou des listes electorates. On a en arrete un certain nombre et incarcere.
Comme ils refusaient encore de travailler, certains ont ete emmen^s en Allemagne et d’autres dans le nord de la France. 11s ont pu faire donner de lews nouvelles par certains d’entre eux qui ont ete renvoySs coname malades ou trop ages.
Le regime qu’on leur fait subir est terrible et ils appellent au secows.
Comme ils refusent encore de travailler, on les frappe a coups de baton ou de balonnette. On les prive presque completement de nourritwe et on les force k rester debout de longues hewes, le visage towne vers la mwaille.
De nombreux ouvriers ont ete enleves en camions automobiles et on les a vus passer ainsi, grelottant de froid, car ils n’avaient pas eu le ioisir de se munir de vetements.
L’autorite allemande, dans la region de Townai, ne s’en prend qu’aux hommes de la classe ouvriere, mais sans se preoccuper du point de savoir si les sujets sont chomeurs ou non. D’ailleurs, comme mesure prealable, 1’autorite militaire a interdit k Townai la continuation de travaux importants oh etaient employes chaque jour.un grand nombre d'onvriers terrassiers.
Texte de /Avis dont il est question ci dessus affiche k Antoing.
AVIS
Par ordre de M. le major commandant d’etape d Antoing (N° 1691, en date du 20 octobre 1916),
Le bureau de travail est ouvert au secretariat communal tous les jows entre 10 heures et midi, & Texception des dimanches et jours de fete.
II est demande aux ouvriers et ouvrieres ages de dix-sept k quarantesix ans de se faire inscrire sw les listes qui seront deposees dans ce bureau.
Les salaires accordes sont fix6s comme suit :
a) Pour les ouvriers de metier qui ont plus de dix-huit ans, par jour, 4f 50, par hewe supplementaire, 0f 45;
b) Pour les autres ouvriers, par jow, 3f 50, par heure supplementaire, O' 35.
Aux ouvriers qui n’ont pas encore dix-huit ans, il sera accord^ le meme salaire pourvu qu’ils fownissent un travail correspondant.
La dw£e du travail est de dix hewes, y compris les heures de repas.
(1) Petite ville situfee sur l’Escauf, & 3 lieues au sud-est de Townai.
Specimen d’une convocation pour les deportes de la ville de Gand (28 novembre 1916)
M MMI'U .
DAGVAARDING
Bevel van den Militarischen Polizeichef der iStad Gent —
fr
Gij moot u d|)
DINSDAG 28 NOVEMBER 8 1 2 voormlddago
WOENSDAG 29 NOVEMBER a b 2 uur namiddagB
r.tl.iis cles Fetes im>il<i<nn.-.dn u\v;
Gemeentehuis van St-Ainandsberg 1
tijd aaiibicdcn t<d com;
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Ini' ' n pij aun dil bevel niet gebooi zauml, zull t'ij di nr de imlilairc
n ftrmijehourteji eji met gev&jigenia yo&trait iz'ovtf&rt.-- :
Wie eene reklamatie wil indlenen, raoet deze op bovengenoemden dag schriftelijk overgeven met toevoeging van een bewijs van zijnen patroon. aargaande duur. aard. en salaris zijner bezigheid die hlj tot nu l toe heeft gehad en voortaan zal waarnemor. of wel van een bewija van
een geneeskundige over oventueele ziekte, hareu aardof. haar stadium.
Wie als patron of doktor eene onware zaak atteeteert of wie tegenovor de militaire overheid van een dergelijk bewije gebruikt maakt, zal Btreng woiden bestraft.
Mrfiiui isc/u: J'uluui/n /,