OFFICIER DE MARINE
DÉPUTÉ DE LA NOBLESSE
(séxÉCHAlSSL'e DE marseillb)
Le marquis Louis-Antoine de Cipières, ancien officier de marine, chevalier de S -Louis, né à Marseille, le 19 juin 1729, fut élu député à TAssemblée nationale par la noblesse de la sénéchaussée de cette ville, en 1789.
Fils de Pierre-Bruno de Cipières, capitaine des galères du roi, et de Madeleine Dervé, le marquis Louis-Antoine avait épousé, le 28 août 1764, Marie-Anne Bourguet. Il occupa, de 1774 à 1776, les fonctions très honorables de maire de la ville de Marseille.
Cipières vota avec les gentilshommes les plus dévoués au roi et dut émigrer pendant les troubles de la Terreur. Son hôtel, situé à Marseille, rue Lafont, fut mis à la disposition de la famille Bonaparte. « La mère et les trois sœurs de Napoléon, dit l'auteur des Rues de Marseille, quittèrent la Corse, en 1795, pour venir habiter à Marseille, dans l'antique demeure des Cipières. L'éclat d'une plus haute fortune rejaillit sur ce vaste hôtel, dont Madame Lœtitia ouvrit les salons ; elle n'était pas sans esprit, aimant beaucoup le monde, et avait reçu dans sa maison d'Ajaccio la meilleure société de cette petite ville » ii'.
Les armes du marquis de Cipières étaient d'or à trois pattes de lion de sable, posées 2 et 1. L'auteur de V Histoire héroïque de Provenee a consacré une assez longue notice à cette famille *- .
CLAPIERS-COLLONGUES
(LE CHEVAMIJl LOUIS -J0:>E1'H - FELIX DE)
DÉPUTÉ DE LA NOBLESSE
(sénéchaussée d'aix)
Le chevalier Louis-Joseph-Félix de Clapiers-Collongues, né à Aix, le 22 mars 1738, fut élu suppléant par la noblesse de la sénéchaussée d'Aix, et, sur le refus du titulaire, M. le président d'Albertas, il le remplaça. Ses pouvoirs, examinés dans la séance du 6 juillet 1789,
(1) Les rues de Marseille, tome IV, p. 217.
(2) ll/id., tome 1", p. 359.
furent reconnus réguliers, et, dès ce jour, il siégea assidûment au côté droit et défendit l'ancien régime.
Dans la séance du 7 mai 1790, comme un des secrétaires venait de donner lecture d'une adresse des troupes de ligne en garnison à Hesdin, des gardes nationales et de la maréchaussée de cette ville, et d'annoncer que ces troupes s'étaient confédérées, avaient renouvelé le serment civique et « juré une haine inaltérable aux ennemis de la Constitution et de la liberté », Clapiers de Collongues combattit avec vivacité la motion d'insérer cette adresse dans le procès-verbal.
Louis-Joseph-Félix de Clapiers mourut à Aix, le 19 août 1806. Il appartenait à une très ancienne famille, qui a été illustrée par Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargucs, auteur des Réflexions et maximes. Cet écrivain mourut peu d'années après la naissance du député , son cousin.
Cette parenté remontait un peu haut. Un aïeul du chevalier Louis- Joseph-Félix de Clapiers-Collongues avait eu deux fils : Jean-François, SEIGNEUR DE Vauvenargues, et Antoine de Clapiers, seigneur de Collongues. Issu de cette dernière branche, le député d'Aix n'a pas eu d'enfants ; mais son frère, Lazare-Jacques-François, fut Tarrièregrand-père du très distingué bibliophile, le marquis Lazare-Alfred de Clapiers, décédé il y a peu d'années, laissant deux fils^ dont l'un est actuellement membre du Conseil irénéral des Bouches-du-Rhône.
— :^b — CH. COUSIN
CUIIK DE CUCLRON
DÉPUTÉ DU CLERGÉ
(«éîiKCHAUSSÉE d'aIX»
L'abbé Charles Cousin, curé de Cucuron, iié à Cadeuet (Vaucluscj, le 20 juin 1736, fut élu, par le clergé de la sênécliaussce d'Aix, député à l'Assemblée nationale, où il se rendit très exaciement. Le 19 juin, il vota pour la vérification des pouvoirs en commun. Le 20 juin, il était nommé membre du comité des subsistances.
Ce député, qui n'est pas mentionné dans les comptes rendus publiés par le Moniteur, nous est connu par son portrait qui fait partie de la collection des membres de l'Assemblée de 1789.
Après le Concordat, l'abbé Cousin fut nommé curé à Cucuron et y mourut le 24 septembre 1831^ à un âge très avancé (95 ans).