H. DAVIN
CURÉ DE LA l'AIlOI>SE DE S'-MARTI.N
DÉPUTÉ DU CLERGÉ
(sénéchaussée de MARSEILLE
Né à Marseille, le 15 mars 1718, l'abbé Henri Davin était chanoine et curé de la collégiale de S -Martin de cette ville, en 1789, lorsqu'il fut élu député par le clergé de la sénéchaussée.
Ses pouvoirs furent vérifiés et trouvés en bonne forme par les rapporteurs de l'Assemblée, le 25 juin. Il avait été, le 19, un des votants pour la vérification en commun.
L'aljljo Davin eiait membre de l'Académie des sciences et belles lettres de Marseille. Il ne prit aucune part aux discussions de l'Assemblée nationale.
J.-A. DELABAT
.\Li;OC[ANT
DÉPUTÉ DU TIERS ÉTAT (SÉ.NKCHALSStE DE MKItSEILLE)
Jacques-Arnaud Delabat, négociant, fut élu, le 4 avril 1789, député à l'Assemblée nationale, par le tiers état de la sénéchaussée de Marseille.
Admis à siéger le 14 juin, il signa, le 20, le serment du Jeu de- Paume. Il ne prit pas la parole dans les discussions de l'Assemblée, mais il défendit les intérêts du commerce de Marseille, dans les commissions. Il tenait la Chambre de commerce de cette ville au courant des affaires qui pouvaient l'intéresser. Nous avons remarqué sa signature sur des lettres adressées personnellement, ou avec ses collègues, aux membres do la Chambre de commerce, le 13 août 1789, le 3 janvier 1790 et le 27 août de cette même année. Ce qui n'indique pas, comme on l'a dit, qu'il avait donné sa démission, le 26 mai 1790 (').
(1) CfUe erreur, relaléc pur M. Armand Urottc l'aiis son Recueil de dociimeuls relatifs à la convocalion (1rs Étals (jènéraiix, Paris, 189G, p. 181, provient sans «Joule d'une siuiililude de nom. On a écrit de Labat au lieu de Delabat, <|ui est rorlliogra|.lie de sa signature.
ARCHtVÉQUK D'aHLES
DÉPUTÉ DU CLERGÉ (sh'.M- CHAUSSÉE d'au les)
Né, le 30 octobre 1738, au château de La Coste (diocèse de Périgueux), nommé archevêque d'Arles, le 2 mars 1775, M^' Dulau fut élu député à l'Assemblée nationale par le clergé de la sénéchaussée d'Arles.
Il prit la parole, le 22 mai 1789, dans les conférences sur la vérification des pouvoirs et manifesta, au nom du clergé, le désir de contribuer au rétablissement de l'harmonie entre les ordres ; il déclara, en outre, que le clergé était prêt à supporter tous les impôts et toutes les charges de l'État, dans les mêmes proportions et de la même manière que tous les autres citoyens.
M'' Dulau propose, dans la séance du 17 juin 1789, de livrer à l'impression le discours très développé que vient de prononcer l'archevêque d'Aix en faveur de la distinction des ordres.
L'archevêque d'Arles supplie l'Assemblée, le l" juin 1790, de statuer sur la demande d'un concile national pour prendre une décision sur la discipline ecclésiastique , sauf l'adhésion et la protection de la puissance civile.
M'' Dulau se prononça contre toutes les lois, qui tendaient à transformer en gouvernement constitutionnel l'antique monarchie française. Son opposition le désigna à la haine des révolutionnaires. Arrêté après le 10 août et enfermé dans le couvent des Carmes de la rue de Vaugirard, il y fut massacré le 2 septembre 1792 et « périt courageusement ». 11 était l'auteur d'une Adresse au Roi, au sujet du décret du 26 mai , qui prononçait la^ déportation contre les prêtres non assermentés — Paris, 1792, in-S" » (!■.
(1) DiDOT, Nouvelle biographie générale, tome XV, p, 1*22.
Le portrait de M^' Dulau, que nous publions, est du à un artiste Arlésien, qui l'a dessiné et gravé. « J.-M. Veran, Arclat. Del. ctsculp. «.