E. SOLLIER
AVOC.VT
DÉPUTÉ DU TIERS ÉTAT
,'SÉSÉCHAUSSI-E DE FORCALQLIBll)
Etienne Sollier, avocat, né à Saignon (Vaucluse), le 3 mars 1743, fils de Joseph et d'Ursule Carrière, fut élu député à l'Assemblée nationale par le tiers état de la sénéchaussée de Forcalquier, le 15 avril
Le 12 juin, vérification de ses pouvoirs qui furent reconnus réguliers. Le 20, il prête le serment du Jeu-de-Paume. Porté absent lors
de l'appel nominal du 12 juillet 1791, il fut constaté qu'il avait demandé un congé pour cause de maladie.
Rentré dans la vie privée, il fut, en 1793, dénoncé comme suspect, arrêté, et ne recouvra sa liberté qu'après le 9 thermidor. Rallié à Bonaparte, il devint juge, puis président du tribunal d'Apt.
Élu, le 12 mai 1815, représentant à la Gliambre des Cent-Jours par l'arrondissement d'Apt, Sollier vota avec la majorité. La seconde Restauration le destitua de ses fonctions judiciaires 0\
Il mourut à Saignon, le 26 mars 1827.
J. VERDOLLIN
AVOCAT
DÉPUTÉ DU TIERS ÉTAT (SÉNÉCHAUSSÉE DE DRAGUIGNAÎf)
Jacques Verdollin, as-ocat, né à Annot, le 29 novembre 1738, élu député à l'Assemblée nationale par le tiers état de la sénéchaussée de Draguignan, le 7 avril 1789.
Séance du 13 mai. — Les députés du tiers état, assemblés à Versailles, qui avaient confié au doyen la police de la réunion, décidèrent qu'il convenait de lui adjoindre vingt députés, parmi lesquels l'avocat Verdollin figurait. Il prêta, le 20 juin, le serment du Jeu-de-Paume.
Les annales de l'Assemblée ne nous apprennent rien de plus sur ce député.
Après la session, Verdollin fut nommé procureur général syndic du département des Basses-Alpes, le 7 septembre 1791.
(1) Dictionnaire des Parlementaires français, tome V, p. StO.
Élu député à la Convention par le même dé]iartement, il émit divers votes pendant le cours du procès de Louis XVI. Le 15 janvier 1793, il demanda l'appel au peuple ; le 16 janvier,, il vota pour la réclusion : « Si la moit de Louis me paraissait utile , dit-il , je me hâterais de la prononcer; mais comme elle ne me semble favorable (|u'à ressusciter la tyrannie, je vote pour la réclusion et le bannissement » ; enfin, le 19 janvier, il vota pour le sursis de l'exécution du jugement.
Il mourut à Paris, le 16 avril 1793, et fut remplacé , le 3 jum, à la Convention par Henry-Gaspard-Charles Bouret.