‹ Les deracines (volume 2)Chapitre 11 sur 31 · AU TOMBEAU DE NAPOLÉON 21S · texte numérisé non relu

AU TOMBEAU DE NAPOLÉON 21S

du prolétariat européen l'empire de Charlemagne, — à ces Sturel, préoccupés d'allier l'analyse à l'action, il donne la flamme. Pour chaque génération de France, comme il fit avec sa garde, sur la fin du jour, dans le suprême effort de Waterloo, il forme lui-même les premières lignes des combattants et, quand tou^tle régiment passe, il leur adresse une courte allocution en leur montrant de l'épée les positions à enlever. « Quoi ! dira-t-on , tant de Napoléons en un seul homme!... » —Nuages, qui colorez diversement le ciel et dont l'ensemble peut faire le ciel même, vous symbolisez magnifiquement le sens universel qu'a* pris dans une époque où il ferme tous les horizons cet homme singulier. Les nuages se plaisent à changer, et leur action se déploie tantôt en une demisphère magnifique, tantôt en figures innombrables. Ce rapport constant qui s'établit entre la terre et le ciel par les vapeurs qui s'élèvent pour retomber en pluies bienfaisantes, je le retrouve entre l'empereur Napoléon et l'imagination de ce siècle... Napoléon, Dfotre ciel, par une noble impulsion, nous te créons et tu nous crées!'.. Dès l'abord, les regards ardents de son armée lui donnèrent son masque surhumain, comme une amante modifie selon la puissance de son sentinaent celui qu'elle caresse. Et depuis un siècle, dans chaque désir qui soulève un jeune homme, il y a une parcelle qui revient à Bonaparte et qui l'augmente, lui, l'Empereur. Dans sa gloire s'engloutissent des millions d'anonymes qui lui règlent sa beauté. Comme sa force était faite, en juin 1812, au passage du Niémen, des hourras de 475,000 hommes, le plein sens de son nom est déterminé par les plus puissantes paroles du siècle. Les

t» LES DERACINES

Stuwl, les Riieniors(»aehep, los Suret-Lefort, les Renouitiu. l»-s Saint-WiUn, les Racadot, les Mouchefrin qui, II' S iHrti ttWI, (.nitaurent son tombeau et vienlU'hl Ini lU'nuimlor tlo TiMau. lui apportent aussi leur tril'Ht, ^ons tous los Napolixms de rtiistoire, quils no ooitti'^^toiit iKi», mats qui ne los attacheraient pas, iU ont dO};!»jr^ le .V<V'i''f<."< de fiime,

S«us |\-»rti pris stH-laî ni moral, sans peser les b^^nolîoi's do SOS jtMorriîs ni la vaJour de son despo- IJsuto sdutinislratif. ils aimont Boaaparte ; nAmeat.

Sa p!»is boiîo oflîjîo. à lour jeré. o>st de CanOTa. à Mit.HM, dans la o.>ur do la Priera, son oorps de héros

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