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Dans une des dernières nuits du mois de juillet, à une heure
du matin, M (lam[\ui était seule auj-irès du lit de la reine,
lorsqu'elle entendit marcher doucement dans le corridor voisin, ordinairement fermé à clef aux deux extrémités. M""' (lampan alla chercher le valet de chambre, qui entra dans le corridor, et bientôt le bruit de deux hommes qui se battaient fraj^pa Toreille de Marie-Antoinette. « (^)uelle position ! > s'écria la malheureuse reine, « des outrages le jour, des assassins la nuit ! > Le valet de
hambre cria : < Madame, c'est u
n scélérat i|ue je connais ; je le
tiens.
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venait pour m assassiner; il serait demain j^oite en triomphe aux
1 porte; i
acohms. »
A chaque instant l'on disait que le faubouri; Saint-Antoine se
mettait en mou\emenl j^our marcher contre le palais. Marie- Antoinette était si mal uardée, et il était si facile de forcer so
appartement, situé au rez-de-chaussée, en tace du jardin, que la i;ouveruante des enfants de Irance, M'"" de Tour/el, la supjilia de venir coucher dans la chambre du dauphin, au j^remier étaf;e. La reine eut de la peine à s'y décider, ne voulant pas laisser souj"»çoiiner l'inquiétude quelle iM)Uvait avoir. M""' de 'i'ourzel lui
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■.>>jr, MAïUK-ANToiN F":i'ri: i r i.aconif-: r)K i a I^M)VA^•^l•:
ayant lait observer i.\\\'cn passant par le j-ietit escalier intérieur du jeune prince rien n'était j^tliis facile que de conserver le secret du chanf^eriient, elle finit par accepter hi proposition, pour le lemf'is où il y aurait des trouhles, i']lle était si occupée de tous ceux qui lui étaient attachés qu'elle comptait |V)ur heaucouj"» de leur causer la moindre petite f^éne. ladin elle consentit à prendre dans rapjiarlement du dauphin le lit de la ^ouxeruante démentants tle l'Vance, jv)ur qui on dressa chaque soir un lit de veille. M'"' Pauline de 'l'our/el coucha sur un canapé, dans un cabinet à coté de la chambre, (fournie personne dans la maison ne se doutait que la reine eût chani^é d'appjirtement pour la nuit, M"" de 'l'ourzel et sa lille prenaient les précautions de sùrete ; elles se relevaient, cpiand la reine était couchée, et, s'assurant de la fermeture des portes, elles mettaient les verrous intérieuis .« Le cabinet que j'occupais servait de passaj^e à la famille royale, ipiand elle allait sou}>er, a dit dans ses Sniti'cnirs Je (Juaraiitc dus M"'" de 'l'our/el, de\enue M"" de i)e>irn ; j'étais couchée de bonne heure; souvent je teignais île dormir, lors du p;issa,^e des princes, et je les voyais l'un aj^rés l'autre s'approcher de mon canapé; j'entendais quelques mots de bf)nte et d'intérêt dont fêtais l'objet, et je remarquais leiu's jirécautioiis jMnir ne point troubler mon sommeil. »
Pauvre Marie-Antoinette ! Ooirait-on cpi^me leine de l'Yance en était réduite à avoir un petit chien couche dans sa chambre, pour l'avertir au moindre bruit qui se ferait entendre dans s )n apjxirtemenl ? Pe dauphin, heureux de voir sa mère coucher prés de lui, accourait, dés ipielle était éveillée, la serrait d;ms ses petits bras, et lui disait les choses les plus tendres, ("'était le seul moment de la journée où elle éprouvât quelque consolation.
A la (in du mois de juillet, la reine (ut obligée, tant j>our elle cjue pour ses enfants, de renoncer à toute promenade dans le jardin, l'dic était allée prendre l'air avec sa lille dans le petit parterre du dauphin, situé à l'extrémité des Tuileries, tout i^rés de la place Louis XV. Des (édérés l'insullérent ^rossiéienuiit.