I. Le Parnasse satyrique, p
Au huitain CXIV du Grand Testament nous lisons :
Item, à maistre Jehan Laurens Qui a les povres yeulx si rouges, Pour le péchié de ses parens Qui burent en barils et courges, Je donne l'envers de mes bouges, Pour tous les matins les torcher...
S'il fust arcevesque de Bourges, Du sendail eust, mais il est chier.
Ceci a des rapports évidents avec certains fragments d'une ballade attribuée à Eustache Deschamps :
Ung vielx prestre dessus un viel cheval Par les costés cousu, pelé de trayre, Sur vielx harnoiz, sans culliere ou petral, Viz l'autre jour yssir d'un presbitaire. A son arson pendait un bréviaire.
Et dessoubz ly unes grans vielles bouges : Bien eust semblé ou doyen ou vicaire, S'il n'eust eu les paupières sy rouges.
Les yeulx avoit plus rouges que corail
Ils me sembloient bien fourrés de cendal Quand je les vis du premier au viaire.
Puis à midy arrivasmes à Bourges (i).
D'ailleurs on peut rapprocher de cette ballade la ballade suivante qui paraît devoir être attribuée à Eustache Deschamps :
Sur vieulx, pouri et déciré penneau (2) Rempli de fain, en mains lieux recousu, Où il pendoit encore un paleteau D'un vieil arczon de boays tout vermoulu, Mis sur povre, maigre, aveugle jument, Vi l'autre jour yssir moult fieblement Un vieux routier hors d'un barle vilaige. Bien eust semblé provoust ou lieutenant Se il n'eust eu si jaune le visaige (3).