‹ Les Dernières lettres de Jacques OrtisChapitre 21 sur 33 · XXXII QUELQUES MOTS SUR L AUTEUR · texte numérisé non relu

XXXII QUELQUES MOTS SUR L AUTEUR

cette consolation. Remets cela à Niccolini *. L'amitié trouvera les moyens nécessaires...

« Si je meurs, il le gardera comme un souvenir précieux de ta beauté et de ta vertu. Il pleurera toujours le dernier, le malheureux et éternel amour de son pauvre ami...

« Adieu, adieu, je ne puis plus.

« Embrasse pour moi Cecchino. Je t'écris cela en pleurant comme un enfant.

<( Adieu...

« Souviens-toi quelquefois de moi.

« Je t'aime et je t'aimerai toujours, et je serai toujours malheureux.

« Adieu. Ton ami. Ugo. »

Et voyez ici le procédé de l'artiste. C'est cette lettre, combinée avec celle que Foscolo avait déjà écrite pour son roman, qui va devenir la lettre d'adieu à Thérèse, qu'on lira dans le roman (p. 146). Ugo n'est pas mort ; et il va faire de sa souffrance et de son imagination un bel alliage. Il le

* Le poète et dramaturge G. -B. Niccolini, qui sera le Lorenzo des Dernières Lettres.

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