‹ Les Dernières lettres de Jacques OrtisChapitre 9 sur 33 · QUELQUES MOTS SUR L,' AUTEUR XVII · texte numérisé non relu

QUELQUES MOTS SUR L,' AUTEUR XVII

quelques vers déjà applaudis. Mais il est armé de ses meilleures qualités et de ses pires défauts, en un mot, de toutes ses séductions ; il ne changera plus guère ; même, il finira exilé, misérable, et avant lage, faute d'avoir assez changé depuis ce temps-là.

Puis, entre dix-neuf et vingt-deux ans, ce tourbillon : obligé de fuir Venise et sa famille, pour avoir trop parlé politique, — volontaire aux chasseurs à cheval de la légion cispadane, puis poète officiel et rétribué de la hâtive République cisalpine, ayant composé entre temps l'ode qu'il faudra bientôt renier : (( à Bonaparte libérateur », — fonctionnaire dans le gouvernement provisoire de la République vénitienne, de nouveau émigré après Campo-Formio, — journaliste à Milan, — employé près le tribunal de Bologne, — de nouveau soldat et combattant en Romagne, en Emilie, en Ligurie, blessé, fait prisonnier, libéré, enfermé enfin avec Masséna dans Gênes...

d'où il se retrouve à Milan, pour y mener, tranquille enfin pour quelques années,

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