‹ Les derniers CarolingiensChapitre 109 sur 376 · Mabille, Le royaume d* Aquitaine y p. ^S · texte numérisé non relu

Mabille, Le royaume d* Aquitaine y p. ^S

2. Vita Mathildis, eh. xv. — Epitaphium Gerhergae {Historiens de France, IX, 104). La date exacte de l'année de la mort de Gerberge est inconnue. Toutefois comme elle n'apparaît plus nulle part à partir de 968, j'ai cru pouvoir placer sa mort en 969. C'est ce que fait Kalckstein (p. 322-323). Dans la charte de l'année précédente (968), les dispositions générales, ce don considérable à Saint-Rémy, la préoccupation du salut de son àme, le souvenir de son premier mari, me semblent des indices que Gerberge sentait approcher sa un.

3. « cui vita monastica cordi... », dit son épitaphe elle-même.

4. Voyez ces passages caractéristiques dans plusieurs diplômes:

(c Domina mea mater reginaque Gerberga imperiali monitu acce-

dens, ut quasdam res, etc. nostram impulit mentem » (ffistor. de

France, IX, 620 D); « maternis cum jussionibus rogans mea glo-

riosissima nobiscum mater quae hoc statuit » {Ibid, IX, 623, C et D).

[969] MORT D*ODELRIC. — ADALBERON 63

Odelric mourut le 6 novembre * ; perte funeste pour le sort des descendants de Charlemâgne quand on songe quel fut son successeur. Odelric était bien disposé envers la Germanie, mais son rôle politique fut en somme assez effacé. Son importance historique est peu considérable comparée à celle de son prédécesseurArtaud, et surtout à celle de son successeur Adalbéron. Nous ignorons quelles raisons dictèrent ce choix fatal à Lothaire. 11 céda sans doute à Thabitude de ce temps de prendre comme évoques ou abbés des moines lorrains, alors plus instruits et plus zélés que le clergé français proprement dit. Adalbéron était un personnage important dès cette époque. Fils d'un comte Gozlin et d'Uda*, il avait pour frère Godefroi, comte du pays de Luxembourg (Methingowe)*, gouverneur du Hainaut* et comte de Verdun ^ ; ses deux autres frères Henri et Renier sont peu connus ^ — Elevé au monastère de Gorze, sous la direction de son oncle homonyme, sans doute son parrain, l'évêque Adalbéron P' de Metz (924- 964) ^ il se lia d'amitié dès l'enfance avec Rothard, qu'il

1. NecroL Bemense, VIII. idus nov. — Aubri des Trois-Fontaines donne 968 par erreur. Cf. Gallia christ,, IX, 55-5f .

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