TKAVAUX A LA CATHEDRALE DE REIMS
main sur Tabbaye. Les douze chanoines n^étaient plus que Ses serviteurs dociles et ne se souciaient plus de remplir leurs devoirs. L'archovêque arracha rie force Tabijaje h Roger, chassa les chanoines et les remplaça par des moines auxLquols il donna pour abbé un de ses plus dévoués serviteurs, Airard, moine de Saint- llémj \ De plus, selon son habitude^ Adaliiéron enrichit le monastère réformé, se renrlit Tannée suivante à Co[n[iiégne auprès de Lothairo, et» le 26 mai (974;, obtint du vol la confirmatLon de ses réformes et le renonvellemeut de rimmuniié qui fut étendue aux nouvelles acquiî^iuons de S ai ni -Thierry- Le comte Rnger lui-même souscrivit le diplôme avec beaucoup d'autres personnages eccléi^ias tiques et laïque.*?'.
Ces expulsions de chanoines de collégiale et leur remplacement par des moines sont des plus fréquentes dans la seconde moitié du x'' siècle. Elles sont la caractéristique des réforoies ecclésiastiques de cette époque ; elles prouvent Tin fério rite du clergé séculier vis-à-vis du clergé régulier, retrempé au conunencernent du siècle par saint Bernon et saint Odon.
Après avoir rauiené k la règle li^ chapitre cathédral ^ Adalbéroii se préoccupa d'embellir Téglise métro poUtaine construile snus Louis le Pieux par l'architecte Rumnid avec les débris de Tenceinte de la ville V La cathédrale de Reims était
1. Mîrackila S. Thmderici (ffùtoriem de France^ W, 129), ffiatoria monasterii Mosomensis {^fon. Germ.. >^., t. XIV, p. 608 et 616), Airard est nomma dans les lettres de Gerbert ( Havet, p. 33, 59). Ne pas le confondre avec Ayrard, moine d'Aurillac (/i/rf.. p. 5, 14,44, 84, 145,)
2, Cf Hûtoria mon. Mùânm. {Mon. Germ,^ SS., XIV, p. 616, ch, ix,) — HUloriens de France^ IX. 63 i, n*> 24.
3, La men^e canoniale était déjà distincte de la mense épiscopale. Odelric avait fait don au chapitre du village de Vendresse (Ardennes). Les chanoines le donnèrent en précaire à Manassès, comte de Hethel, avec rassentîinent d Adalbéron (Heims, 6 nov. 9'2), Vers la même épijqnc |p prévôt Lendo et les chanoïiieti donnèrent encore en précaire la ville de Vertus(Marne, arrond. rijàlons)à Herbert, comte deTroyes, moyennant un eens annuel d'une livre de tieniers lîcmois^ payable à la Saint- Uémy (1^"* octobre). — \mv Appendice â Fiodoard (éd. Sirmoud, p. 401 v^, 4û5-'i06). — MU E± de liarthélemy (1, 30) et Kaickstein (326), n'ont ab&olument rien compris à ce dernier acte. Ils se trompent de date et s'imaginent qu'Herbert force AdaJbéron à lui céder Vertus. La charte ne contient rien <le semblable.
4. FlodoanJ, Hist. eccL Ht^m., L, 11, c. 19. — Cf. Quicherat, Dt l a rch îteci ure romane ^ d a n ij Mé (anges ; A rc ht*'oi. du m. -a., p . 133.