REVOLTE DES FILS DE RENIER AU LONG-COL
alors la garde du Hainaut à Godefroi, comte de Mettingowe, le frère d'Adalbéron de Reims, et au comte Arnoul, très vraisemblablement fils d'Isaac, comte de Cambrai et de Valenciennes *.
Durant Tannée 974 Lothaire continua à entretenir les nâeilleures relations avec Téglise de Reims et les Robertiens. Le 26 mai, étant à Compiègne avec la reine Emma et un certain nombre de grands et d'évêques', il reçut la visite d'Adalbéron lui demandant l'immunité pour les nouvelles acquisitions du monastère de Saint-Thierry de Reims qu'il venait de réformer ; ce que Lothaire lui accorda'. Les Robertiens vinrent à leur tour trouver Lothaire à Compiègne,
CAronoiyr.; «973. Raginerus et Lantbertus, filii Ragineri Longicollis, « paulatim resumptis viribus a Francia redeunt, et cum Guarnero et « Rainoldo, qui comitatum patris eorum occupaverant, belio apud Pero- « nam confligunt eosque cum multis périmant ; et super Hagnam « fluvium castello Buxude munito, Lotharingiam infestant. 974. Otto « imperator castellum Buxudis obsidet, captum diruit, captos in eo « exiliat. Nec tamen Raginerus a rebeilione desistit. » — Thietmar, 1. VII, G. 31 : « nie (Lambertus) cum fratre suimet Reingerio, Wirin- « harium et ejus germanum Reinzonem pariter occidit ». — Ann. Weissemb. : « 974. Domnus Otto junior imperator perrexit ad cas- « tellum quod dicitur Bosuth et concremavit illudatque custodes « apprehendit secumque adduxit ». — Giesebrecht {Jahrb,, p. 10-11), Witte (p. 26), Kalckstein fp. 329). — Le château était pris avant le 21 janvier, car un diplôme d'Otton 11 en faveur de Saint-Bavon de Gand est daté : « Data 12 kl. febr. an. d. i. 974, an. regni d. Otto- « nis 13, imp. autem 4. Actum Bosgut in D. n. f. Amen. » Voy. Mon, Germ., DipL, II, p. 82, no 69.
1. Contin. Flod. (voir plus bas, p. 83, n. 3.) — Sigebert (idem), Thietmar [idem). — Gesta ep. Camer,, c 95: « terramque suam (Raineri « Longicollis) primum Richario, nobili viro, sed hoc defuncto Wamero « et Raynaldo, quibus etiam defunctis, Godefrido atque Ârnulfo comiti- « bus nobilissimis contulit(Otto) ». — Jacques Meyer, Lipsius et, de nos jours, Henri Martin, Kervyn de Lettenhove, etc., voient dans cet Arnoul le comte de Flandre, mais à tort, celui-ci étant vassal de Lothaire : ce comte Arnoul était nécessairement vassal de TEmpire ; il doit ûonc être identifié avec le fils d'Isaac de Valenciennes. Delewarde l'avait présumé dans son Histoire du Hainaut (W^ 208). — Id. Dewez (II, 120), Edw. Leglay (I, 130). — Kalckstein (p. 329).
2. Guy, évêque de Soissons ; Thibaud, évêque d'Amiens (déposé peu après) ; (Gilbert de Roucy, Roger, comte de Porcien ; Guy, comte de Soissons ; son père Albert de Vermandois; Manassès, comte de Rethel; Renier, vidame de Reims. — La souscription d'Adalbéron de Laon a été ajoutée au diplôme après coup.