‹ Les derniers CarolingiensChapitre 129 sur 376 · Hiêtorienê de France, IX, 634, n · texte numérisé non relu

Hiêtorienê de France, IX, 634, n

[974-975] LOTHAIRB ET LA MAISON d'aNJOU 81

sans doute vers la même époque, et ils en obtinrent deux diplômes. Hugues Capet vit ratifier la donation qu'il venait de faire aux moines de Saint-Riquier, monastère dont il était Tabbé, des villages de Botru et de RoUencourt, dépendances de la mense abbatiale*. Henri de Bourgogne obtint du roi un diplôme en faveur de Sainte-Colombe de Sens*. L'expression de « dux nobis peromnia fidelis », appliquée à Hugues, celle de « venerabilis dux Burgundiae », à Henri, montrent bien que les Carolingiens et les Robertiens étaient à ce moment dans d'excellents rapports. Richard, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, réussit mieux auprès de Lothaire que les années précédentes ' : il obtint le renouvellement du diplôme d'immunité accordé à son abbaye par Louis le Pieux *. Lothaire fut toujours en d'excellents termes avec la maison d'Anjou. A la mort de Gotescalc, en 975, il donna l'évêché du Puy en Vélay à Guy, abbé de Cormery et de Saint- Aubin, frère de Geoffroi Grisegonelle. Guy fut introduit dans sa ville épiscopale par sa sœur Adélaïde, veuve d'Etienne, comte de Gévaudan, mort en 961, et par ses fils Pons et Bertrand. Le nouveau prélat eut à lutter, comme tous les évêques de cette époque, contre les seigneurs brigands qui pillaient les biens de leurs églises. Pour réprimer ces désordres, il se servit non seulement de l'aide de ses neveux, mais forma une association de chevaliers et de paysans, l'une des premières manifestations de la Paix de Dieu\

t. HxBtor. de France, IX, 638, n» 27.

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