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BibL Nat., Collection Moreau, tome Xll, toi iW

108 LOUIS Y ASSOCIÉ AU TRoNE [978-979]

Otton en Lorraine et, dès la fin de Tannée 978, cette rille était certainement retombée au pouvoir de Lothai^e^ Éclairé sur los prétentions au trône de son frère, le roi se hâta dy couper court en associant à la couronne son fils Louis k peine âgé de treize ans*. Hugues Capet sondé sur ce projet s y montra très favorable. Les grands du royaume furent en conséquence convoqués à Compiègne : après avoir été aeclanïé'

K Les Gfiia ep. Camerac. nous montrent en elTct Cliarles en Basse- Lorraine dès le début de Tannée 979, Voy. p. 113-114.

2. Emma, sa mère, avait été épousée tont au commencement de 966 (voir page 54). Lolhaire eut encore d'Emma «n fils, Otton, qui fut chanoine de l'église de Reims et mourut avant son père, un 13 novembre (voir le Livre d'heures d'Emma, et le Nécrologc d'OdelriG, prêvùi de fieims. MabUIon, AnnaUs Bnied., t IV, p. 32-33). Ce nécrologe {Codex Odalricî prepoAiW gemmât s) est le n= 30 (ancien A, 20) de la Bibliotbèque mtinieipala de Reims. Il contient au foi. 192, cette men* tien : c Idus novembr. : Otto puer et canonicus^ filîus Lothariî régis » (je dois cette communication à M. Demaison, archiviste de la ville de Reims). Whaire eut en outre deux Qls naturels d'une dame noble, sœur d'un certain comte Robert^ vassal de Charles de Lorraine, Le premier, Arnoul, devint arclievéque de Reims et, comme nous le verrons^ joua un rôïc des plus imposants et des plus tristes. Le second, Richard^ ne nous est connu que par son ardeur à défendre son frère Arnoul accusé de trahison au concile de Saint-Basle, en 991. Il menaça de mort le prêtre Alger, complice d^Arnoul, s'il révélait rien sur son frère, (Voy, A ci es du concile de Sninl-Baste^ cap, IX, Olleris, p. 182): * Richardus frater tuusa, dît h Artioul Tévèque Gui de Soissons (/6frf- , c. XXX. Olleris^ p. 217).— « Num obside^fratris ejus Richardi episcopo w Brunoniejus sororis filio pnieferendi T » (^Conciltum Causeium. OUeris, p. 263).— <£ Qui (Arnulfus) cum Karolum sibi patruum e^se dixîsset, cf Manassem quoque et Rotgerum sacramenta quae voluent praefiti- « tisse, avunculum suum Rotbertum, Karoïi servum comitem fidîssî- « mtim foredesignavitcum aliisquibusdam. ^i (Concile de Saint-Basle, cap. XL Olleris, p, 182). Selon Hugues de Flavîgny, Arnoul était né avant Louis V : « tîabuit(Lothârius) et (îlîum aïterumex quadam nobili î( puella, Arnulfum, qui primum natus est, postmodum Remensem K archiepiscopum* »

3. « A duce reliquiaque principibus Ludovicus vex adclamatuë.n (Richer). Les grands^ en effet, acclamaient le roi plutôt qu'ils ne rélisaient. Le roi qui voulait associer son fils demandait les conseils des principaux personnages de son entourage, .s'informait si l'impression générale était favorable à cet acte ; ce n'est qu'après avoir été pleinement éclairé qu'il convoquait les ^^-rands du royaume. Leur approbation était sous-entendue ; il xCj avait m^'^me pas l'ombre de discussion ; les seigneurs se bornaient à acclamer et à prêter serment de fidélité. — Cf, rassociation de Louia le Pieux à l'Empire en août 813.

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