Voir page 42 et Appendice Vf IL
6- Le diplôme de Lothaire leur donne le titre d*arclievêques. On sait en eftet que de pais Noménoë les évoques de Dol revendiquaient le titre d'arcbevèques et se prétendaient indépendants de la métropole de Tours. Cne balle de Jean XI II (Historiens de France, IX, 238) condamna ces prétentions, raaiy en vain ; la question resta pendante encore quatre siècleÈ. Il fallut toute Ténergie d'ïnnocent 111 pour la
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de Lehone, avait couru les mettre en sûreté à Paris auprès du duc de France, qui conservait la neutralité vis-à-vis de la Normandie, et qui d'ailleurs était depuis longtemps en relations amicales avec les évêques de Bretagne *. La paix conclue, les Bretons voulurent remporter les reliques ; Hugues Capet exigea qu'ils lui laissassent celles de saint Magloire. Il les transporta dans la collégiale de Saint- Barthélémy, situéo à Paris dans la Cité, près du Palais, en chassa les chanoines et les remplaça par des moines auxquels il fit de riches donations. Lothaire et Louis V les confirmèrent à la demande de Hugues, qu'ils qualifient de « duc très illustre* ».
Après la retraite d'Otton II, Lothaire renouvela-t-il ses tentatives contre Cambrai? Je n'oserais l'affirmer'. La mort de Theudon, à la fin de l'année 978, avait attiré sur l'évêché de Cambrai toutes les calamités qu'occasionnait à ces époques troublées la vacance du siège épiscopal. Lothaire mit la main sur les biens de l'évêché d'Arras, qui, nous l'avons dit, était alors uni à Cambrai tout en dépendant du royaume de la France Occidentale. Peut-être en agissant ainsi, Lo-
trancher définitivement en faveur de Tours en 1199 (Martène et Durand, AmpL Coll., t. III, col. 849 à 998).
1. Le 10 avril 969, Gisloën ou Wichohen, évoque de Dol, se trouvait auprès de Hugues Capet. Il souscrit (Gisloen Britannorum episcopi) une charte par laquelle celui-ci autorise un de ses vassaux, Haymon, à céder trois arpents de vigne, moyennant un cens de quatorze deniers, à un prêtre du nom d'Otbert (fiallia Christ., t. XIV, col. lOH.) En mars 967. il se trouvait auprès de Hugues Capet avec un grand nombre de seigneurs et d'évêques, Thibaud le Tricheur et son fils Eudes, Geoffroi d*Anjou, Bouchard de Vendôme, Hugues, comte du Mans et ses deux fils Hugues et FoulqHies, etc. Voy. Chartes de Saint* Julien de Tours. (Bibl. de VEc. des Chartes, 1886, p. 229).
2. Historiens de France, IX, 644. R. de Lasteyrie, Cartulaire général de Paris, n» 64. — Hugues Capet fit différents dons à Saint-Maglaire « cum sua venerabili conjuge Adélaïde nomine, filia Pictavorum coa milis, de progenie Caroli Magni (sic) ». (Mabillon. Ann. Bened.^ t. III, 655-56 et (appendice), p. 719.) Sous le règne de Robert II, Bérenger comte de Bretagne étant venu à Paris remplir ses devoirs de vassalité envers le roi (militare obsequium praebiturus) soumit à Saint-Magioire de Paris, à la prière des moines, le monastère de Saint-Magloire de Lehone à demi ruiné (Ann. Ben., III, 720).
3. M. Matthaei en est persuadé (voir plus haut page 94, en note). Je ferai remarquer que si les Gesta ep. Camer. disent que Lothaire s'était emparé des biens de Tévêché d*Arras, ce qui faisait craindre une in va-