‹ Les derniers CarolingiensChapitre 158 sur 376 · Cf. Appendice X, Herbert et Eudes · texte numérisé non relu

Cf. Appendice X, Herbert et Eudes

3. Fils naturel de Cohrad, roi de Bourgogne, Bouchard venait d*être nommé archevêque de Lyon en 979, tout jeune encore, « in infantia », dit Hugues de Flavigny.

4. Guerry vivait encore en juillet 980. Nous le voyons à cette date, de concert avec Milon I", comte de Tonnerre, et Henri, duc de Bourgogne, restaurer le monastère de Saint-Michel de Tonnerre. Voy. Quantin, Cart, gén. de V Yonne, I, 146-148. Il mourut le 21 août 980 (^Gallia christiana, IV, S^S).— Annales S. Benigni Divion.(Mon,Genn., SS. V. 41) : « 981 (corr. 980) ordinatus est Bruno episcopus per manus « Burchardi archiepiscopi Lugdunensis. » — Chron. S. Benigni Divion, (éd. Bougaud, p. 128) ; « Anno ab Inc. Dom. 980, Indictione 8, regni a Lotharii régis 25 anno, dédit idem rex Brunoni Remensis ecciesiae «r clerico, suo vero parenti propinquitate consanguinitatis existenti, « episcopatum Lingonicae civitatis. Ordinatus est autem idem Bruno « episcopus per manus Burchardi, Lugdunensis archiepiscopi, in « ecclesia S. Stephani, viginti quatuor gerens annos aetatis; et eodem a anno susceptus est a ciero Lingonicae urbis, ab Incarnatione vide- « licet Christi 981. » Brunon n'était pas cousin, mais neveu de Lothaire; il le déclare lui-même dans les Actes du concile de Saint- Basle, c. 5 et 6 : a Movet etiam homo affinitate carnis mihi conjunca tissimus (Arnoul, archevêque de Reims), utpote avunculi mei, « régis Lotharii, filius. » — Nécrologe de Saint-Bénigne (éd. Bougaud, p. 128, note 3) ; Hugues de Flavigny, Raoul Glaber (Vila Guillel/ni, c. 11). Voy. aussi Pfister, Robert le Pieux, p. 260-263.

116 ZÎlLE RELIGIEUX DE HUGUES CAPET [21^-^0'

il s'était montré zélé à réformer et enrichir abbajes et églises. Nous venons de le voir introduire à Saint-Magloire la réforme bénédictine. En 975, sur la demande d'Arnoul, évêque d'Orléans, il avait restitué à cet évêchè Tabbaye de Saint-Jean» précédemment inféodée par lui à un de ses vassaux du nom de Hugues, Cette charte contient les souscriptions intéressantes de son fils Robert, qui apparaît alors pour la première fois, de son frère Henri de Bourgogne, de ses vassauït G^^offroi d'Anjou et son fils Foulques Nerra, Gautier, comte de Dreux, et ses fils Gautier et Raoul, Bouchard, comte de Vendûme, ete. En 979, Hugues s'était démis de son titre d*abbé de Saint- Germai n-des-Prés^ et, d'accord avec Lûthaire, avait placé G u al on à la tête de ce monastère ** Quelques années plus tard il entreprit la réforme de Saint- Denis par les soi us de saint Mayeul et d'Odilon, abbés de Cluny *, En 980, Hugues enleva par surprise la ville forte de Mon treuil-sur- Mer au comte de Flandre, Arnoul le Jeune, et obtint de lui, de gré ou de force» la restitution des reliques de saint Valéry et de saint Riquier. Le corps de saint Valéry avait été vendu par Herchembold, clerc de ce monastère, au comte Arnoul le Vieuï^ quand celui ci vint enlever (en 948) Montreuil à Roger, comte d'Amiens et vassal de Hugues le Grand ^ Le corps de saint Riquîer, enlevé eQ952àrabbayede Cenlule^, avait été transféré, ainsi que celui de saint Valéry, an monastère de Saint-Bertin^ le dimanche 29 aofit 952 \ — La translation de ces reliques i saint Valéry et à saint Riquier par Hugues Capet {2 et 3 juin 9S0) fut une cérémonie grandiose. Les populations accoururent en foule du Ponlhieu et du Vimeu, de rAmiénois, du Roumois, et de toute la côte entre la Somme et la Seine. L'enthousiasme religieux, excité par la translation de saint Valéry, inventa un miracle. Les reliqueSi renfermées dans une châsse d'argent qu'avait fait faire

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