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Alpertus, De episcopis Mettensibus

2. Voir, page 136, la lettre de Gerbert à i*archevêque Ecbert.

3. Wilmans, p. 133-140 ; Zeller, Hist. d'Allemagne^ t. H; Giesebrecht, Kaiserzeit, I, 718-729.

4. Hezilo est le nom que lui donne Richer (III, 97, 98, 99). .C'est le diminutif de Henri ; de même que Gozilo est le diminutif de Godefroi, Ascelin d'Albert ou Albéron. Roscelin de Robert, Herilo de Herman, Lancelin, de Landry.

5. Hezilon était fils de Henri le Querelleur frère d'Otton I". Il naquit en 955 et mourut en 995 (Richer, in fine).

6. Giesebrecht, Jahrb., p. 17, 31 etc; Kaiserzeit, p. 611 et ss. — Selon Wilmans (p. 3, n. 2) qui suit Thietmar, Tévéque d'Utrecht s'appelait Poppo.

7. Richer nous donne en quelques mots un excellent portrait de Henri (III, 97) : t Vir aeque ut Otto nobilis, corpore eleganti ac valido, « honoris cupidus ac factiosus, animo vasto sed fallaci .» Cf. Alpertus: «... quidam Noricus(Bavarois) nomine Heinrlcus, virmagnorum opium, « desiderio regnandi inductus... multis largitionibus datis, facile eos « ad suam sententiam perduxit. » Voir Wilmans, Jahrb., et Giesebrecht, Kaiserzeit, t. I, p. 609-632, « Die Kàmpfe um die Vormunds- « chaft », et € Der Franzose Gerbert ».

132 mTRIGtJES DE HENRI DE BAVIÈRE \Wi'

vêque de Cologne, Ecbert de Trêves, Giseler de Magdebourg, les évéques de la Bavière, enfin Thierry de Metz*.

Si Ton soDge que le^ impératrices Adélaïde ^i Théophano, retenues en Italie, à Pavie» ne pouvaient défendre le jeune Otton IIL on voit qu'Henri de Bavière fut bien près d'être le maître de la Germanie. Ses projets reçurent même un commencement d'exécution. Il réunit ses partisans à Magdebourg le 16 mars 984, et le dimanche suivant, jour de Pâques (23 mars), étant à Quedlimbourg, it fut salué par eux du titre de ^oi^ Cet acte prématuré et maladroit produisit un effet tout contraire à celui qu'attendaient les partisans de Henri. Si ledac de Bavière s'était contenté du titre de régent et de tuteur, il eut très probablement réussi à maintenir son ascendant en Germanie pendant de longues années ; cette tentative pour mettre la main sur la couronne souleva riniHgnation générale.

Il y avait un homme qui n'avait pas attendu qu'Henri se démasquât pour percer à jour ses desseins, un homme qui nouait contre lui une coalition puissante et résolue, c^était l'archevêque de Reims, Adalbéron. Comme la plupart des prélats de la Lorraine, pays dont il était originaire» Adalbéron était tout dévoué à l'idée de l'empire romain et à son maintien par la dynastie des Ottons''; celle-ci n*était-elle pas la protectrice et la bienfaitrice de TÈglise?

Les partisans le;^ plus étninents d'Otton III étaient, parmi les seigneurs laïques, les ducs Bernhard de Saxe, Conrad de Souabe, Henri le jeune, qui avait remplacé Henri-Hezilo dans les duchés de Bavière et de Carinthie, enfin le frère d'Adalbéron, Godefroi, comte de Hainautet de Verdun ; parmi les ecclésiastiques, Guil liges, archevêque de MayencOi Notker, évèque de Liège, Rothard, évêque de Cambrai, Gérard, évêque de Toul. Le plus actif, le plus intelligent et le plus dévoué était certainement l'archevêque de Reims*. Il fut puissamment secondé dans les négociations qui suivirent par son ancien écolàtre et ami, Gerbert, de retour à Reims

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