RETOUR DE GERBERT A REIMS
dès le début de 984. Gerbert, nous l'avons vu, était revenu à Reims après son voyage en Italie à la fin de 980 et sa diapute avec Otric \ Il n'y était pas resté longtemps. Au débiït de 983, Otton II, frappé de son savoir, l'avait appelé au gotn ornement de Bobbio, Tune des plus riches et des plus puissantes abbayes deTItalie. L'administration de Gerberty futremplip de tracas de toutes sortes. 11 avait pour ennemis Pétroald, ancien abbé de Bobbio, déposé et redevenu simple moine, les petits seigneurs du voisinage, auxquels il voulait arracher les terres aliénées par son prédécesseur, enfin l'évêque Pierre de Pavie ; il s'aliéna même l'impératrice Adélaïde, mère de l'empereur, en refusant de faire droit aux demandes de ses protégés. Le mécontentement grandit autour de l'abbé de Bobbio, L'arrivée desonennemi, Pierre de Pavie, au trône pontifical, la mort d'Otton II et les troubles qui suivirent, rendirent la position de Gerbert intenable. Il comprit la nécessité de quitter Tltalie et se résolut à retourner à Reims où il avait passé les années les plus heureuses de sa vie. Au début de 984 il était auprès d'Adalbéron '. Le hasard venait de le mettre juste à temps dans un poste où il devait, pendant plusieurs années, jouer un rôle capital dans les relations de la France et de l'Allemagne. Son nom est désormais inséparable de celui de l'archevêque dont il fut le secrétaire, le conseiller, Tami et souvent l'inspirateur ; son dévouement aux Ottons égalait au moins celui de l'archevêque et devait demeurer inébranlable ^