‹ Les derniers CarolingiensChapitre 187 sur 376 · HUGUES CAPET DELIVRE ADÀLBERON · texte numérisé non relu

HUGUES CAPET DELIVRE ADÀLBERON

Cette dt^rnière affirmation était audadeirse ; nous doutons qu'fslle eiH paru vraisemblable à rassemblée. Mais Adalbéron avait t*u «oiu de s'aa^surer d'un secours plus efficace que son éloquence, — c'était Tappui de Hugues Capet. Gerbert, nous l'avons vu, avait dëjà à deux ou trois reprises conseillé à la famille du comte Godefroi de s'assurer Talliance des Robertiens. Lui-même entra en relations avec le duc de France, ce qui lui était facile, étant précepteur de son fils Robert S et il réussit à Tintéresser au sort critique de l'archevêque '.

Au moment où celui-ci allait être jugé, Hugues marcha sur Compiègiie à la tête de six cents hommes d'armes. A la nouvelle de cette attaque imprévue, l'assemblée se dispersa aussitôt \ Adalbéron était s^uvé, et jusqu'à la fin de son règne Lothaire n'eut pas l'occasion de poursuivre contre lui un procès en règle. Mais, d'autre part, l'hostilité de Hugues Capet ne dura qu'un instant ; dès le mois de juin, il s'était réconcilia* avec le roi ; le jeudi 18 juin, il embrassait Lothaire et Emma, à la grande douleur du parti impérial*. Le roi scella cet accord en laissant Hugues disposer du sort de son nevt'u, le jeune duc Thierry. Lothaire crut préférable de relâclier los pri^^onniers, en prenant naturellement ses précautions contre eux. Sigefroi était libre dès la fin de juin ; Gozilon fut rerais en liberté en donnant comme otage son neveu, le fils de son frère Bardon \ et en promettant d'accomplir tout

adressée à Lothaire et non à l'assemblée de Compiègne : si je la rapporte it i. c'est qu'elle nous offre évidemment le résumé des arguments d*A(ialbéron.

1. Hel^^1^ld, Vita Boberti {Historiens de France, t. X, p. 99). Carmen arl Roùertum d'Ascelin (Jbid,).

2. One Hugues fût bien disposé en sa faveur, c'est ce qui ressort des lettres 61 et G2 adressées par Gerbert à l'archevêque Adalbéron et à la duchesse Béatrice.

3. fîerbert, lettre 58 (éd. Havet, p. 56). ^, Lcltri* 59 (éd. Havet, p. 57-58).

5. La phrase où ce fait est rapporté est peut-être la plus obscure de Gerbert. « Adfuit etiam Gibeuuinus episcopus Laudunensis Adalbero M f rater fio^-'ilo obside pacis filio fratris Barde dato, ea conditione evasit tt utquae Si^f^fridus ac Godefridus facturi sunt faciant » (lettre 58). M ïl est très dilficile de dire comment doit être ponctué, lu et compris ce passage- Les mots episcopus Laudunensis Adalbero se rapportentils h ce (]Uï précède ou à ce qui suit? Faut-il corriger avec Du Clie!^ne fraier Gocilo en fraler Gociloniî? ou joindre episcopus i Gibemiinas et lire Adalberonis au lieu d'AdalberOy en rapportant

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