‹ Les derniers CarolingiensChapitre 191 sur 376 · Lettre 59 (éd. Havet, p · texte numérisé non relu

Lettre 59 (éd. Havet, p

162 PROJETS DE LOTHAIRE SUR LA LORRAINE \m

Lothaipe avait résolu de laisser de côté, pour l'instant, la Haute-Lorraine, où il possédait Verdun et où il a\^ait l'appui de Tarchevèque de Trêves, EcbertV, pour s'attaquer à h Basse-Lorraine. Il ne pouvait guère compter sur Tappui de Hugues Cape t. Peu après sa réconciliation avec le roi, celuici, cédant à T influence de sa sœur Béatrice et de Gerhert, (Hait, semble-t-il, redevenu assez favorable au parti impérial' Tout ce que Lotbaire pouvait lui demander, c'était la uoa* tralité. Mais le roi pouvait compter sur les services des puissants vassaux du duc de France, des comtes de Troyes, de Chartres, d'Anjou ^ de plus, loin d'avoir pour adversaires dans sa campagne en Lorraine, comme en 978, le comie Renier et Charles, il les avait comme auxiliaires dévoués. A la fi u de 985 probablement on au début de 980, Lothaire se décida à mettre le siège devant ies deux principales villes de la Basse-Lorraine, Liège et Cambrai, dont les évoques Notker

1. Gerbert et Adalbéron se défiaient beaucoup de ce personnage. En

juillet 9B5 ils écrivirent à îa tiuchesï^e Béatrice : « Une seule chose

« inquiète encore le plus j^'^rand nombre, c est le délai que l'archevêque ïf de Trôves apporte à Tord 1 nation (de rêvé que de Verdun) ; veut- il sf tf livrer entre les mains des Français avec !e duc (Henri) et le royaume ef de Lorraine et vous le laisser ignorer f Cesl ce que la conféreaoe « indiquée à Verdun rend vraisemblable. Ou bien macbine-t il dti> H projets encore plu^ vastes ? On (Lothaire) presse rit à votre ami AdaSff béron de faire dîUërer Tord i nation de son neveu ; est- il roi ou biea « archevêque de Trêves? De toute façon cette aïTaire nous semble indî^ » quer que rardievôque prépare un complota Veillez-y prudemment: u cherchez à découvrir où tendent touj^ cess mouvements cûnsidérables H et assurez-vouè^ m le duc Henri vous restera tîdèle* » Gerbert, lettre 63. (Trad. Barthélémy; p, 169). — Lne réunion d'évèques (collée* tionem episcoporum) de France et de Lurrain^ devait se tenir à Verdun, sans que nous en sachions le but; ce rendez- vous avait êt^ indiqué par liebert. L'arclievèque de Reims craignait qu'en désignant cette ville, qui était au pouvoir de Luthaîrc, Ecbert n'eut eu le dessein de se livrer ainsi pins facilement au roi do France, lui et ses collègues. Cette conféreneo n'eut daideiirs pas lieu (Lettres 60, 63, 65),

2. Lettres 60 et 61 ; déjà dans la lettre 60, où U déjiouce les prépmtifs des l'YancMÎs, Gerbe rt ajoute : « Les niauki^uvres astnrieuscii de « certaines ^^ma ont amené le duc Hugues ix embrasser le roi eiia reine it le 18 juin (îiaS); ils espèrent ainsi mêler a la conjuration le nom d'an « personnage si iniportant : cela n'est pas et, nous le pensons, n'am- » vera pas dans les circonstances présentes» »

3. GeofTroi Grisegonelle était gonfalonnier du roi ; son fils, Foulques Nerra, était élevé à sa cour, Voy- A, de Salies j flistoire de Fmdquts Nerra, p. 8,

Page 1