Lettres de Gerbert, lettres 58 et
2. « Paii provisoire, trêve, expression tirée d'un passage mal compris de Virgile, Enéide^ XI, 133. l/înterprétation inexacte pft^ temporalis est déjà donnée à proposi de ce passage, par le commentateur Servius, » (Havet^ p. 58^ n. 8),
3. Gerbert. lettres 59 et 60, Dans cette dernière on voit qu'il se produisit un malentendu entre Gerbert et Adalbéron au sujet de li délivrance de Godefroi: celle-ci en fut retardée de près de deux ans.
4. M- Se pet, {Gerbert, p. 484), qui place cette ambassade en 981 (voy. plus haut p. 156, n, l),pri>tendque « Lothaire se montra froid, im- « pénétrable aux envoyés du Bavarois caressant, prévenant envers l*-s « amis des impératrices, etc. ^ CeUe affirmation est de pure fantaisie.
5. Lettre 58- « On ne saît si elle est écrite par Gerbert en son propre « nom ou au nom d'Adalbéron, archevêque de Reims « (Havet, p, 55. n, 4). M. Havet la date de Verdun. Cela ne me parait pas bien &ùr. L'auteur de la lettre dit bien qu'il souffre de voir Verdun occupé par les brigands (les Français), mais cela n'indique pas nécessairement
[985] PROJETS DE LOTïIAÏRE SUE LA LORRAINE 161
les impératrices et Otton III à Francfort-sur4e-Meîn et conclut avec eux une paix dêlînitLve (fin juin ou début de juillet)- Il prêta serment au jeune roi et recouvra son duché de Bavière '. De même qu*aux conférences dfi Wonns en octobre 98 1| la dachesse Béatrice prit une grande part à la conclusion de la paix *.
La paix devait sans doute être confirmée dans une « con* férence de dames S) qui se tiendrait à Metz vers juillet 985, à rinstigation probablement de la duchesse Béatrice. Elle devait comprendre les impératrices, Adélaïde et Théopliano, Béatrice, et en outre un certain nombre de princes et de prélats, parmi lesquels le duc Henri de Bavière et l'évêque Je Liège, Notker. Pour des raisons demeurées inconnues, Henri se trouva seul au rendez- vous. Inquiets à cette nouvelle, Tarchevêque de Reims et Gerbert écrivirent à la duchesse Béatrice et lui recommandèrent de surveiller la conduite du duc de Bavière. Mais ces craintes étaient vaines, La paix était bien définitive entre Henri et le parti d'Otton ITI*.
11 n'en était pas de même du coté de la France. Lothaire n*avait pas un seul instant perdu de vue ses projets de conquête sur ia Lorraine ; mais il tenait secret 1© point où se porteraient ses efforts. Gerbert, dès la fin de juin, put bien prévenir l'impératrice Théophano que Tempire allait être attaqué, mais sans pouvoir lui donner d^nformations précises ; f< Un complot s'est formé, ou se trame en ce moment, contre <c le fils de César et contre vous ; il comprend non seulement « des princes, entre autres le duc Charles qui ne s'en cache <t plus, mais encore lotis ceux des chevaliers que Tespérance
ir ou la crainte peuvent entraîner une expédition secrète
£c et mystérieuse se prépare à l'instant contre vos fidèles^ « mais j'ignore lesquels* ïï.
qu'il se trouve en cette ville. — Il me iscmble qae le plus probable est d'attribuer la letlre à Gerbert et de la dater de Keims, fin mai 985.
1. Annales Quedlinhurgemes ; Thietmar (1. IV, c, 6). Stumpf (ii^'' S85, 886).