Cinquante kilomètres environ
2. Richer (IH, HO), trad. Guadet.— Kalckstein (p. 374, n. 2) prétead que la narration de Kicher est faussée par son zèle carolingien. Qul^ Richer ait exagéré la douleur que causa la mort de Lothaire, c^est fon possible, mais nous n*avons aucune raison de douter de Texactitade de sa description des funérailles de Lothaire. Il est plus que probable qu'il y assista puisque le cercueil du roi fut déposé danii l'abbaye dont il était moino. Gerbert écrivant à son ami le diacre romain ï'!tienoe (1. 71) donne pour excuse de la brièveté de sa lettre qu'il est ab&orbé par les obsèques du roi Lothaire. Elles ont donc été importantes et solennelles, comme le dit Ilicber.
3. Ces bruits d*empoisonnement se rencontrent dans le dironiqiïeur aquitain Adhémar de Chabannes: a ïtex auteEn Lotharius Lemovicum çf adiit eltempus aliquantum in Aquitania exegit; unde revertensveiieno (f a regina sua adultéra extinctus est, fiHumque reliquït LudovicuiiHïui « uno taiituni nnnosupervîvens, et ipsepotu maleficii necatusest. Ifile, ff pueradhuc, Blanchiam accepît uxorem. In quo etiam regesdefece- (f runt de familia magni Karolî. » (Reproduit littéralement par le Chron. S. Maxmti Pi€tai\ qui ajoute « Isie puer, » etc., et daJis la Tramlaîio j. Genutfi., également aquitaine : « Lotharius post a patrem regnavit et a regina sua veneno exstinctus est. Cujus filîus « Ludovicus, uno tantum supervivens an no, et ipse potti malsfico n periit. n Mais ce dernier ouvrage se borne le plus souvent a copier Adhémar- Le moine de Saint-Ci bar d est donc la source on^nale de cette légende, Cest une manie de cet auteur de faire mourir ïe^ roîs par le poison. 11 prétend encore qu'Otton III fut empoisonné. Ce sont là des légendes qu^il ne faut pas prendre au sérieux.