‹ Les derniers CarolingiensChapitre 203 sur 376 · Voy. p. 28, n. 3, 59, n. 6, 115, etc · texte numérisé non relu

Voy. p. 28, n. 3, 59, n. 6, 115, etc

5. Nevers appartint au duc Henri (965-1002). — Un passage des Annales Nivernenscs nous montre un comte de Nevers du nom»de Landri, au moins dès 990 : u 99L Hoc anno fuit magnum bellum « inter Landricum comitem et Archinbaldum IL, idus augusti, diem a martis* » (Le 12 août tombe un mardi en 990 et non en 991), — Nevers avait été donné par le duc Henri à son beau fils Otte- Guillaume. Landri acquit ce comté en épousant la tille de ce dernier, non pas vers 992 comme le dît VArt de vérif, les dates (t. II, p. 557) , mais avant 990 d'après^ la mention précédente.

6. Lambert, fils de Itobert, vicomte de Dijon, obtint ce comté de Lothaire. CariuL de Parm-le-Moniai : a nobilissimus strenuissimustt f^ue Lambert us fil lus Rotberti vicecomitis, ingeltrude matre ortus, « obtinuit comltatum Cabilonensem prinuus, assentante rege pricao- « ribusque Francie- n

176 ÉTENDUE DU POUVOIR DE LOTHAlRE

Qn certaiïi nombre de villes, Forcé de donner Tiiivestiture du duché à son coussin Eudes^ en 961, il n*en garda pas moins la Tille principale, Dijon*. Le gouvernement de Henri, qui succéda a son frère Eudes en 965, e^i peu connu. Nous savons seulement qu*il remplit ses devoirs militaires en vers le roi pendant la guerre de 978 et qu'il en obtint un diplôme en faveur de Tabbaye de Sainte-Colombe de Sens^ Louis d'Outremer en 951 avait reçu le serment de ti délité de Letald, comte de Maçon et de Bourgogne Franche-Comté) ^ Nous voyons encore en 955 Letald, à la cour de Lothaire, solliciter un diplôme pour l'abbaye deCluny^ Mais rien ne prouve tiue Lothaire ait eu ensuite aucune action sur la Franche-Comté ou qu'il ait cherché à en avoir. MM, J* Finot et Viellard ont prétendu le contraire en s'appuyant sur un diplôme de Lothaire en faveur de l'abbaye de Lure. 11 suffit de jeter les yeux sur cet acte pour se convaincre que c'est un faux des plus manifestes*. M. Rousset parle des tentatives de Lothaire pour s'approprier l'abbaye de Saint-Claude* J'ignore absolumeot sur quoi cet auteur peut se fonder; comme il ne donne aucune preuve à Tappui, je crains qu'il n'ait fait confusion avec Lothaire I" ou Lothaire II ^ Lothaire aurait encore confirmé la

t. Voy. p. préc, n. 3.

Page 1