oy. p. 75 et 101, n
3. Flodoard,i?m., à951 (v. p. suivante, n* 2).^ Bicher (II, 98) prétend même que le roi entra à Besançon. C'est assez doateux ; d*aatant plus que Richer fait de cette ville la capitale des Genevois et la met dans les Alpes.
4* Voy. p. 15, n. 1 et 3. — Letald est qualifié « Burgundie cornes m dilectus et fidelissîmus w dans le diplôme de Lothaire.
5, Voy. un article de M. Fînot dans le BuUetin de la Société tf agriculture, sciences et arts rht dépariemml de la ffaule -Saône, 3* série, n' V. Vesoul, 1374, Cf. Vieilard, Documents et mémoires pour servira t histoire du territoire de Bel fort, liesançon, 188 ^S, in -8 : p. 82.
e. Rousset, Dictionnaire du Jura, t. II, p. 87; « Lothaire, fils de Louis d'Outremer, déclara, il est vrai, en 995 (!) prendre l'abbaye sous sa protectiou spéciale. Ce roi espérait par cette faveur la faire rentrer sous sa dépendance, mais sa tentative resta sans succès. >* Ibid., p, 2U7 : (t L'abbé Boson 1" séduit par la puissance d'Otton le Grand, empereur d'Allemagne, abandonna Lothaire, fils de Louis d'Outremer, et 6t de sa terre un fief d'empire ainsi que Tavait déjà fait Tabbé de Lure dés 940... Lothaire et Rodolphe 111 firent bien quelques tcEitatives pour recouvrer la possession de ce monastèrej mais ils échouèrent complètement, »
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donation faite par Theotelin, évêque de Mâcon, du château de Bâgé à un certain comte Hugues qui serait devenu ainsi la tige des sires de BAgé et de Bresse. Ce diplôme est bien peu probant. Il n'est connu que par une mention d'un avocat maçonnais du xvi° siècle', et d'ailleurs il n'impliquerait pas la souveraineté de Lothaire sur la Bresse.
Dans les relations de Lothaire avec le royaume de Bourgogne, il semble que nous devions distinguer deux périodes. Dans la première, Lothaire conserve les droits et les prétentions de son père à la souveraineté de ce pays. En 941 et 951, Louis IV avait reçu le serment de fidélité de Charles- Constantin, fils du roi Louis l'Aveugle, et avait été reçu par lui à Vienne ^ En 958, Lothaire s'arrogeait encore le droit de faire don à Cluny de l'abbaye de Saint-Amand en Tricastin, en pleine Provence'*. Mais ces revendications étaient vaines. Le Lyonnais et le Viennois faisaient en réalité partie du royaume de Conrad, fils de Rodolphe II, roi de Bourgogne Transjurane, puis de Provence (933). Aussi, en mariant sa sœur Mathilde à Conrad, vers 964, Lothaire se désista de ses prétentions sur ces pays*. Son mariage avec Emma,