Historiens de France^ IX, 626, A
184 LE DOMAINE EOYAL
pourrions augmenter cette liste d'après les renseignemeQt^ que 00U5 fournissent les annales et les diplômes sur les possessions de Charles le Chauve, Louis le Bègue, Carloraan et Charles le Simple, maïs Tépoque est trop reculée pour que nous puissions affirmer que ces domaines ont passé sûrement à leurs descendants ^ L'énumération que nous venons de donner suffit d'ailleurs à montrer que les derniers Caroliagiens n'ont pas été réduits au dernier degré rie mîsèreT comme on le soutient généralement. Au reste, pour nous faire une idée juste de leurs ressuurces^ il faut les comparer a celles de leurs rivaux les ducs de France. Hugues le Grand et son fils possédaient Pari3% Orléans, Elampea, Dourdan, Senlis, Dreux, Moutreuil-sur-Mer, et quelques villages épars çà et là. Ils étaient abbés de Saîut-MarUa de Tours, de Saint-Denis, de Saint-Germain- des- Prés, de Saint-Maur-dos-Fossés, de Saint-Riquier, de Saint-Aignan d'Orléans. Encore faut-il remarquer qu'il y avait un vicomte de G^Uinaîs et d'Orléans, que Senlis était inféodé au comte Bernard, Corbeil, Melim et même Paris au comte Bouchard*, que Hugues Capet se démit des abbayes de Saint-Denis et de Saint-Germain-des- Prés^; que plus tardil fit don de Saint-Maur au même Bouchard'\ et céda DreuK à Eudes de Chartres ^ La force des Rober tiens provenait donc moins de l'étendue de leurs possessions territoriale:^, qui n'él aient pas très considérables, que de ce fait qu'ils étaient ies suzerains directs des puis,sants comtes de Norman die j d'Anjou, de Chartres, etc., qui, en cas de
1. Il est pourtant bien probable qtie les palais de Quierzy-s^ur-Oîive. de Ver (Vern, Oise, arronOîsisement Senlis, canton de \anteaii-le- Haudûiiîn),de t^amùUfisy(Aisne. can1tindeSist^t>nne), de Servais { A isae, arrondissement de Laon, canton de la Père), etc. passèrent à Louis IV et à Lothaire. Sur les palais et résidences des rois Carulingiens, voy. Mabillon, Zi^ re di/damaiit^a, livre ÏV {>e défier de ses identificalioas) et surtout Du Canf^^o-iletischeU au mot Palaiia,
2. Il est presque supertlu <le faire remaniuer qu'au x« siècle Paris, encore contenu dans les li[uites de la l'ité, n'était ni plus riche ni plus peuplé que Laon o\x i omjiiégne.
<t. Odnn de Saint- Ma ur, Viia Hurchardi {Htstoriem de Franw, X, 350 E). Beiado S. Walarici {Jbid., IX, 147).