‹ Les derniers CarolingiensChapitre 211 sur 376 · Voy. p. H · texte numérisé non relu

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5. Odon de Saint Maur. flistôriens de France^ X, 35Î, <ï. liidier (IV, 40).

besoin, pouvaient leur fournir des troupes considérables à opposer au roi. Mais, de son coté, Lothaire pouvait compter sur les secours des comtes de Vermandoîs, de Roucjret même deTrojes et de Chartres; enfin, il avait à sa disposition les chevaliers et les milices de Reims et de Laon \

Au point de vue financier, la régale n"était pas une ressource négligeable. Quand nous constatons que les premiers Capétiens la perçoivent sur ceux des évèchés dt^ Bourgogne et de Champagne que nous avons vus précisément ù la nomination de Lothaii'e, il nous paraît évident qu'il en était de même du temps des Carolingiens ^

En somme, la royauté carolingienne, sans être ni bien puissante ni bien riche (prétendre le contraire serait paradoxal), ne manquait pas de ressources matérielles, militaires, ni peut-être même financières. Nous chercherons plus tard les causes de sa chute. Tout ce que nous pouvons dire maintenant, c'est que, si elle a péri, ce n'est pas d manltion.

1, Sur Reims, voy. p. 155; &uv Laon, Flodoard, Ann^ à 958. Il est plus que pmbable <|iie les diocèses de Heîms et de Laon n'étaient pas ieft seuls à fournir des trouiies au roi et que tocs les éyèchés et abbayes tious fia dépendance faisaient de même- iNous n'avons mallie creusement pas de témoignage formel à cel égard.

2, La régaJe, ntentionriée dans les Tapit uJaires de Charles le Simple, remonte au moins à Charles le f hauve. Dans ses lettres à f^éon \\\ llincmnr se plaint de la rapacité des officiers royaux qui s'emparent de touH les revenus dn diocèse :\ la mort de Tévèque. Voy. Brussel, De Vumge des fie fa, l. U.c. 17-20; Vuitry t. î, 29S-299: Luchaire iiïis$. des Institut, monarchiques, J, 119-120).

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