Voy, p
5. Lettre 94. Reiras, octobre 986- HerJo est un diminutif de Herman, comme Hezilo de Henri (voyez sur ces diminutifs p. 131, ii. 4).
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f 986-987', ADALBERON ACCUSÉ DE HAUTE TRAHISON 195
mettre le comte Godefroi en liberté \ Gerbert suppliait Adalbéron de revenir, tant pour protéger la ville de Reims contre les partisans de Louis V que pour avoir une entrevue avec son frère et les comtes. Elle eut lieu à HautvîUiers, le 28 septembre 986» mais encore une fois Taffaire n'aboutit pas, les prcitentions d'Eudes et de Herbert étant sans doute esiorbitantes*. Adalbéron devait être jugé dans l'assemblée de Corapiègne le dimanche 27 mars 987 '\ Mais Taffaire fut renvoyée au 18 mai. Louis V avait alors d'autres préoccupations; il avait en effet, nous ne savons pourquoi, repris une attitude conciliante via -à-vis de Tempire. En mars 987, la paix n'était pas encore conclue formellement qu'il rendait Verdun sans conditions** La duchesse Béatrice, de môme qu'aux assemblées de AVorms et de Francfort, dirigeait les négociations. Elle se rendit eu personne k Compiègne le 29 mars et réussit à ménager pour la conclusion déiinitive de la paix une entrevue à Montfaucon en Argonne près de Verdun, le 25 mai 987. L'impératrice Adélaïde, Charles de Lorraine, Louis V, Emma, Hugues Capet devaient j prendre part. Mais Timpératrice Théophano, alors en mauvais rapport avec sa bello-mêre Adélaïde, n'avait pas été prévenue de ces dispositions- Ger* bert craignit quelque malentendu ; il persuada la duchesse Béatrice défaire la paix par Tentremise de Théophano et de s'informer auprès d'Evorger, archevêque de Cologne, des conditions du traité-*
i. Lettre 93 de Gerbert^ écrite de Heima fin septembre, à Tarchevèque absent.
2. Lettres 93 et 94 de Gerbert, celle-ci écrite peu après le 24 septembre- Adalbéron ne comptait d'abord avoir d'entrevue avec les comtes que le 28 février 98? (voir fa fin de la lettre 89 écrite à Théophano en juillet-septembre 986).
3. Cette date est donnée par idalbéron lui-même^ « VL kl, april. » iLHtrei de GerheH, lettre 89).
4. /iirf-, lettre 100, adressée en mars par Gerbert à Everger (Ebrard), archevêque de Cologne.
5- Ibid., lettre 101. Gerbert joua donc un rôle important dans cette affaire. Il assista à la conférence de Compiègne^ le 29 man^ 987 et se rendit aussitôt aprèis, accompagné vraisemblablement de la duchesse Béatrice et porteur de missives importantes, à la cour de Tliéophano. C'est de la qu'au milieu ou à la fin d'avril il écrivit cette lettre (101) à rarchevèque de Cologne. Gerbert annonçait qu'il serait do retour en France pour assister le 18 mai au jugement d'Adalbéron,
196 MORT DE LOUIS V [m
L*assemblé6 qui devait juger Adalbéron venait de se réunir à Compiègne le 18 mai quand uin événement inattendu Tint changer brusquement la situation. Louis V. comme tous les rois de France à toutes les époques, était passionné pour la chasse. Chassant un jour dans les forêts qui s*élendaient entiv Senlis et Compiègne, il tomba de sa hauteur et si malheureusement que la chute fut mortelle. Il expira le 21 ou le 22 mai 987, à lYige de vingt ans*.
On s'imagine Teffet de cette mort soudaine sur l'esprit des assistants et le changement brusque de situation de Tarchevêque de Reims. Au dire de Richer, il aurait manifesté un vif chagrin de la mort de Louis V- Il n'est pas impossible en effet que la fin imprévue de ce jeune roi de vingt ans ait excité en lui quelque pitié ; mais ce mouvement de compassion fut passager et ne Tempècha pas de poursuivre avec îipreté Texternii nation de la race de Charlemagne.
Louis V aVait exprimé le désir d*être enseveli auprès de son père à Saint-Rémy de Reims, On ne satisfit pas à cette demande suprôme, sous prétexte que la distance était trop grande et que le voyage, dispersant l'assemblée, pouvait favoriser des entreprises contraires à la sûreté du pays- Le dernier roi Carolingien fut en conséquence enseveli à Saint-Corneille de Compiègne ^
1. L'assemblée était réunie lors de la mort de LouiB V (Rkher^ IV, 4)î d'atttre pai't, Gerbert nous apprend qu'elle était convoquée pour le 18 mai. — Il est donc probable que Louise se bleâ:ïa morte 11 cment peu de jours avant le 18 et que sa maladie dura du 18 au 2! nuii période pendant laquelle l'assemblée resta forcément inactîve,
2, Richer (IV^ 5) : a Tno tantum an no pat ri superstes, XL kl.junîi <t defitiens^ naturae débit u.m sol vit... Compendii tumulatus est.n — Il est préférable de suivre le Livre d'Heures d'Emma qui donne le 21 mai, a XII. kl. junîi. Obiit Ludovicus rex, fîlius Hemmae reginae <t Franoorum. « — Cependant^ VObiiuaire de Saint -Germain-du- PrJs du XI* siècle donne le même quantième que Richer : tï XI. kl « jun... adque Ludovicus rex. » (Bîbl. Nat. lat.. 13745, foL 168 ^'*. — Loïignon dans les .Yotiees... pour la Soc. de lllisi. de France à foceasion du einquantenairc de sa fondation, p. 23). — Ann. Blandin.: « 937. Ludovicus res obiit, cuî Hugodux Franoorum successit.»-.!»"* S, Dionyùi : « An no 987 obiit Ludovic us, filius Hlotharii, » — A^n* Einon.minor.: w987. Ludovicus rex obiit. Hîc progenies praedictorum « regum de stirpe CaroH Magni regnare cessavit. » — Ann. Ftoriacmses: « 987< Ludovicus res obiit. d ^ Ann, S^ Germant : « 987. Obiit « Hludûvicus rex. a —Annales Laub. tl Lead.: « 987. Ludovicus res